1 min de lecture Élections européennes

Européennes : pourquoi les sondages n'ont pas pu prévoir certains résultats ?

ÉCLAIRAGE - Hausse de la participation, l'effondrement des Républicains, très bon score des écologistes ... Pourquoi les sondages n'avaient pas prévu ces phénomènes des élections européennes ?

Calvi-245x300 6 minutes pour trancher Yves Calvi
>
Européennes : pourquoi les sondages n'ont pas pu prévoir certains résultats ? Crédit Image : LUDOVIC MARIN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Calvi-245x300
Yves Calvi édité par Cassandre Jeannin

Si le duel Emmanuel Macron et Marine Le Pen était prévisible, la participation, l'effondrement des Républicains et le très bon score de Yannick Jadot ont pris de cours. Jérome Fourquet, directeur du département Opinion à l'Ifop, auteur de L'archipel Français aux éditions du Seuil, nous éclaire sur les sondages autour des élections européennes. 

"Les sondages sont une photographie à un instant donné et apparemment il s'est passé des choses dans la dernière ligne droite", indique-t-il. Il y a eu "d'abord un sursaut de participation" qui s'est décidé "dans les dernières 24 ou 48 heures" avant le scrutin. Avec une abstention de près de 50 %, chaque point de participation gagné, va vous faire bouger l'état de la photographie". "Un point pour une élection présidentielle c'est 350.000 électeurs", pour les Européennes "c'est 200.000", explique-t-il.  

Il y a eu "une prise de conscience de environnementale [...] qui s'est traduit dans les urnes en faveur des écologistes". Cela explique pourquoi le score de Yannick Jadot est aussi élevé. "Les Européennes réservent à chaque fois des surprises", déclare Jérome Fourquet. 

La France est fracturée

On peut constater "une fracturation" de la France, "avec une opposition quasiment terme à terme entre En Marche et le Rassemblement national", indique-t-il. "Les milieux populaires ont très fortement voté pour le Rassemblement national alors que les catégories aisées ont massivement soutenu la liste du Président", précise Jérôme Fourquet. 

À lire aussi
Marion Maréchal, le 22 février 2018 Rassemblement national
RN : Marion Maréchal voit "une opportunité" dans "l'effondrement de LR"

"Le vieux clivage gauche-droite n'a pas dit son dernier mot mais apparaît très très démonétisé [... ] puisqu'ils font à deux 14 % des voix seulement", estime-t-il. "Néanmoins, le clivage Rassemblement national - En Marche" est moins "puissant que ne l'était celui entre la gauche et la droite", "donc la lisibilité est beaucoup plus compliqué aujourd'hui qu'hier", explique-t-il. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Élections européennes Élections Sondage
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants