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Enseignant tué : "Pas de faille" dans le suivi du terroriste, selon Dupond-Moretti

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti estime qu'il n'y a pas eu de "faille" dans le suivi de l'assassin de Samuel Paty.

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti sort de l'Élysée le 15 octobre 2020
Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti sort de l'Élysée le 15 octobre 2020
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Paul Turban & AFP

Samuel Paty aurait-il pu être davantage protégé et ainsi échapper à son assassin ? Quatre jours après que le professeur d'histoire-géographie a été décapité à la sortie de son lycée de Conflans-Sainte-Honorine, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a estimé qu'il n'y avait "pas de failles" dans le suivi du Tchétchène ce mardi 20 octobre sur France Inter

Le terroriste avait déjà publié des images de décapitation sur les réseaux sociaux avant de diffuser la photo de Samuel Paty ce vendredi 16 octobre. Pharos, la plateforme des forces de l'ordre françaises pour le signalement des contenus illicites en ligne, avait été informée, mais le compte n'avait pas été supprimé. 

Interrogé sur d'éventuelles "défaillances", le ministre de la Justice a rétorqué : "Non il n'y a pas de failles, ça c'est la réécriture de l'histoire".  "Malheureusement, il y a beaucoup de choses de cette nature qui circulent sur les plateformes, d'où la nécessité de travailler sur cette question", a-t-il ajouté. 

Des moyens renforcés

"De ce que je sais, on a en réalité une vidéo qui est postée, qui fait état de propos pédopornographiques, d'images à caractère pédopornographique. S'ensuit un débat entre ce malheureux enseignant et le collège, et il n'a comme seule possibilité juridique que le dépôt d'une plainte pour injure publique", a souligné le garde des Sceaux.  

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"Le droit ne permet pas d'autres choses", a ajouté Éric Dupond-Moretti, qui a expliqué "travailler" à le changer. "Il y a un juste équilibre à trouver entre ce que l'on voudrait faire parfois dans la révolte et ce que l'on peut faire sous l'égide du droit", a-t-il signalé. 

"L'une des pistes" évoquées devant les procureurs généraux qu'il a réunis en urgence lundi 19 octobre est d'augmenter le nombre de magistrats dédiés à la surveillance de contenus haineux, a expliqué le ministre.

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