13 min de lecture Primaire PS

Primaire de la gauche : revivez le deuxième débat

MINUTE PAR MINUTE - Trois jours après le premier débat, les sept candidats se sont retrouvés une nouvelle fois pour défendre leur programme.

Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier
Les candidats sur le plateau du second débat en vue de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Micro RTL
La rédaction de RTL et Marie-Pierre Haddad

Après l'économie, le terrorisme et la laïcité, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy ont débattu d'éducation, de santé et ont abordé le thème de l'Europe, ce dimanche 15 janvier. 

Lors du premier débat qui s'est déroulé trois jours auparavant, les candidats ont réuni devant le petit écran 3,8 millions de téléspectateurs. Le premier débat de la droite, avait quant à lui réuni 5,6 millions de personnes, le 13 octobre 2016. Avec un calendrier très resserré et plusieurs candidatures de dernière minute liées au retrait de François Hollande, la primaire initiée par le PS peine de fait à passionner. Ses organisateurs attendent d'ailleurs beaucoup moins de votants les 22 et 29 janvier que les 4,6 millions qui ont désigné François Fillon candidat, en novembre dernier.

Retrouvez le deuxième débat

20h36 - Les candidats concluent ce débat. 

Vincent Peillon : la "gauche est confrontée à un moment historique"
Jean-Luc Bennahmias : "Il faut que celui qui soit gagnant soit à la tête de cette majorité. Et c'est pour ça que je terminerai en disant : vivement dimanche prochain !"
Benoît Hamon : la "droite est beaucoup plus dangereuse et sera beaucoup plus dure avec nos compatriotes. Nous devons tout mettre en oeuvre pour que celui ou celle soit en capacité de rassembler la gauche".
Sylvia Pinel : "Ce pays, c'est les Françaises et les Français qui le font chaque jour. Les dirigeants politiques doivent être à la hauteur. Mon projet part du réel et réponde à ce que vivent les Français. C'est la gauche des libertés"
François de Rugy : "La société française est souvent très en avance sur la classe politique. C'est particulièrement vrai sur l'écologie. La gauche est forte lorsqu'elle s'empare d'idées neuves et qu'elle réussit des progrès économiques et sociaux".
Arnaud Montebourg : "Nous avons l'obligation de regarder le monde en face et de travailler avec ce qu'il nous offre comme opportunité. Je vous propose de reprendre notre destin en main"
Manuel Valls : "J'ai aussi l'énergie et l'envie d'accompagner les Français et leur donner la possibilité de s'accomplir (...) Je veux bâtir une société du travail, je veux lutter contre la pauvreté, je veux porter le rassemblement de la gauche pour porter demain les Français. Une république forte dans une France forte, voici mon projet"

À lire aussi
Manuel Valls le 5 juillet 2017 à Paris. Manuel Valls
Manuel Valls ne se voyait pas remporter la présidentielle "cette fois-ci"

20h07 - Arnaud Montebroug explique avoir été "frappé par l'appel au secours des enseignants, qui ont besoin d'être encadrés et mieux reconnus". "Je propose des petits groupes là où c'est nécessaire, grâce à un investissement de 7 milliards d'euros dédiés à la formation et au recrutement d'enseignants (...) Je propose aussi que les élèves aient un enseignant référent du CP au CE2. Il faut faire confiance aux professeurs. On les traite comme des fonctionnaires d'exécution alors qu'ils ont la responsabilité d'éduquer nos enfants", ajoute-t-il.

Manuel Valls veut "continuer à mettre le paquet sur l'école". Il estime que "es grandes nations de demain sont celles qui investissent dans la recherche. L'École et la langue française sont deux des grandes priorités d'un futur président de la République".

François de Rugy affirme que "l'École est le lieu de l'émancipation". Il explique que "les résultats ne sont cependant pas aux rendez-vous. Quand je vois toutes les publicités pour les entreprises privés de soutien scolaire c'est la preuve que quelque chose ne va pas. Et selon moi, c'est un souci de méthode. Je fait le choix de rémunérer davantage les professeurs pour les inciter à expérimenter et créer de nouveaux projets au sein de leurs établissements". 

Jean-Luc Bennahmias se fait l'écho d'une "énorme insatisfaction au collège". "Les professeurs ont des pédagogies différentes et heureusement. Chaque région et chaque éducateur a ses façons de faire (...) Le lycée doit ensuite être la préparation à l'entrée en faculté. Un certain nombre de cours peuvent avoir lieu en amphithéâtre", ajoute-t-il.

20h05 - Pendant que les sept candidats de la primaire de la gauche débattent, François Hollande est au théâtre.

19h58 - Le thème de l'Éducation est abordé. 

Benoît Hamon estime qu'il faut mettre la priorité sur le primaire : "Il y a encore des difficultés quant à l'apprentissage du français et des mathématiques (...) Je souhaite que dans toutes les écoles de la République, on ne puisse pas avoir plus de 25 élèves par classe, et dans les écoles populaires et dans les petites villes rurales on ne dépasse pas 20 élèves (...) Il faut un service public de l'aide aux devoirs avec des professeurs qui seraient payés en heures supplémentaires. Il faut le maximum de moyens pour que les inégalités soient attaquées. Ce service public complétera l'effort fait sur l'école primaire pendant ce quinquennat".

Vincent Peillon rappelle que le gouvernement a "mis en place 5.000 maîtres supplémentaires". Il ajoute : "Nous avons introduit le numérique, changé les programmes. Je pense que jamais autant n'a été fait pour l'école de la République et que tout le monde le reconnait. Il faut poursuivre dans la durée ce qui ne veut pas dire ne pas corriger. Nous avons créer un conseil supérieur des programmes et c'est la première fois que les nouveaux programmes sont passés sans blocage".

Sylvia Pinel juge que "l'école doit pouvoir fonctionner, s'adapter et vivre avec son temps. Dans certains territoires, les jeunes nous disent qu'en fonction de l'environnement social, familial, on a un horizon sur l'avenir professionnel assez limité. Je veux revaloriser l'apprentissage et faire en sorte que des métiers puissent aller dans les collèges ou les lycées pour présenter ses savoir-faire"

19h56 - Tous les candidats affirment qu'ils soutiendront le vainqueur de la primaire.

19h51 - Sylvia Pinel prend à son tour la parole et attaque Emmanuel Macron : "On parle d'un candidat qui a décidé de ne pas participer à la primaire. Je le regrette car je souhaite une gauche responsable qui incarne un projet et qui soit loyale. (...) Je regrette que les querelles durant ce quinquennat ont affaibli notre action. Souvenons-nous de la situation de la France quand François Hollande a été élu. Notre modèle social et notre pacte républicain ont été maintenus. Nous ne pouvons pas dire que rien n'a été fait pendant cinq ans". 

Jean-Luc Bennahmias affirme : "Je serai un président naturel, c'est évident". Il reconnaît que "François Hollande a essayé d'être un président normal et c'est impossible. Il n'y aura plus de sauveur suprême, de De Gaulle, de Mitterrand. Il faut donc passer à la proportionnelle intégrale dans les deux assemblées".

Vincent Peillon estime qu'"un président de gauche rassemblera au-delà de la gauche les Français. On ne peut plus vivre dans une France où 50% des citoyens ne sont pas représentés. C'est pourquoi je propose une proportionnelle intégrale. Il faut créer une solidarité forte entre les territoires, entre les citoyens. Un président de gauche aura le courage de dire que l'Europe fera avancer nos valeurs démocratiques et sociales".

19h44 -  Arnaud Montebourg estime que "dans ce pays, il y a un mur des puissants, invisible mais bien réel, devant lequel les politiques se sont fracassés". Il interpelle ensuite Laurence Ferrari : "Un dirigeant est allé jusqu'à détruire son outil de travail pour anéantir le pluralisme. Une présidence forte, c'est celle qui défend les intérêts des Français et qui est capable de dire non. C'est ce que nous avons vu ces derniers temps quand les dirigeants sont trop durs avec les plus faibles". La journaliste lui rétorque : "La chaîne iTélé est là et bien là. Je la représente".

19h34 - Les candidats reviennent sur le renoncement de François Hollande et son bilan

Manuel Valls est "fier d'avoir gouverner". "Je suis lucide sur les réussites et les échecs. Quand on gouverne, il faut être fier. Je veux incarner la France, sa culture, sa langue, sa diplomatie... Regardons l'avenir face à la montée du Front national et le programme de François Fillon qui porte un projet dur et conservateur".

Benoît Hamon : "Je voudrais saluer la décision du président de la République parce qu'elle nous facilite les choses (...) Aucun d'entre nous n'a concentré le génie de la nation. Je ne prétends pas détenir la solution à tout. Le président doit donner un cap et le tenir. Ma proposition, outre celle d'une VIe République, c'est qu'il faut qu'il existe un 49-3 citoyen".

19h30 - Jean-Luc Bennahmias reconnaît que ça lui est "arrivé de fumer du cannabis". Il dénonce "40 ans d'hypocrisie au niveau des milliers de personnes qui sont dans les stades où non pas tout le monde ne fume mais un certain nombre de personnes (...) Je suis pour l'interdiction aux mineurs, ne t'en fais pas Manuel. Et puis il y a le cannabis thérapeutique qui pourrait intéresser plusieurs milliers de patients et qui achètent aujourd'hui des produits sur Internet de manière illégale". 

>
"Fumer du cannabis ça m'est arrivé ! Pas ce soir" dit Jean-Luc Bennahmias Crédit Média : RTLNET | Date :

Vincent Peillon souhaite prendre en compte l'avis des professionnels de la santé et ceux de la sécurité. "Si nous allons dans cette direction, ce qui peut-être judicieuse, il faut aider les Français à comprendre pourquoi il faut dépénaliser. Si je suis président, j'ouvrirais sérieusement le débat sur la dépénalisation du cannabis", explique l'ancien ministre de l'Éducation nationale".

Arnaud Montebourg affirme avoir "quelques réticences". "Regardez les milliards qu'on a englouti pour convaincre les gens d'arrêter de fumer ou de boire... Est-ce qu'il faut autoriser un produit qui est nocif ? (...) J'ai vu des quartiers où les mamans faisaient monter la garde à leurs enfants parce que la police ne parvenait plus à endiguer le trafic"

19h17 - Faut-il légaliser le cannabis ?

Sylvia Pinel est favorable à cette mesure. Elle met en avant un "enjeu de sécurité". "Aujourd'hui, les trafics et les réseaux polluent les lycées et les quartiers. Encadrer la distribution en pharmacie permettra d'assécher ces réseaux (...) Contrairement à Benoît Hamon, je pense qu'il faut redéployer les forces de l'ordre mobilisées sur ce problème pour les mettre sur d'autres mission, notamment concernant d'autres trafics de stupéfiants ou la lutte contre le terrorisme. Il faudra lutter contre les autres drogues et les autres réseaux mafieux, mais concernant le cannabis il faut regarder la réalité en face".

Benoît Hamon est aussi favorable à la légalisation du cannabis. "Il faut légaliser la distribution du cannabis pour consacrer les millions de la répression à la prévention. Demain, plutôt que de laisser des jeunes acheter des produits à des gens potentiellement dangereux, je propose de sortir d'un système qui ne marche pas, pour passer à une politique de santé publique dans la lutte contre les addictions. La prohibition est strictement inefficace", ajoute-t-il.

>
Benoît Hamon veut légaliser le cannabis pour investir dans la prévention Crédit Image : Capture d'écran BFMTV | Crédit Média : RTLNET | Date :

Manuel Valls estime : "Si vous légalisez le cannabis, vous aurez un cannabis plus dur, coupé autrement qui alimentera les trafics (...) Il y a des interdits, je ne suis pas d'accord pour la légalisation et encore moins pour la dépénalisation". 

19h12 - Sylvia Pinel estime que "le premier objectif est la diminution des énergies fossiles. Mais aujourd'hui, nous ne sommes pas en capacité de sortir du nucléaire à 50% dans huit ans (...) Ça me paraît très ambitieux comme objectif". Elle ajoute : "Je considère que maintenir le nucléaire à un niveau suffisant, constitue un élément de l'indépendance énergétique de la France". François de Rugy lui répond : "Je sursaute un peu, quand j'entends parler de l'indépendance énergétique du nucléaire sachant que l'uranium vient exclusivement de l'étranger. Il faut développer les énergies renouvelables".

18h53 - Après l'Europe et la crise migratoire, le thème de l'environnement est abordé. 

Arnaud Montebourg s'exprime sur la question du nucléaire : "Ma position est claire et consiste à dire que l'ennemi est le carbone, le charbon et le pétrole. Il est difficile de s'en défaire. On a besoin du nucléaire pour pouvoir réduire cette addiction au carbone. La montée de l'énergie renouvelable est ma proposition (...) Les centrales nucléaires telles qu'elles sont aujourd'hui considérées par l'Autorité de sûreté nucléaire qui doivent être fermées, le seront". Vincent Peillon estime qu'il faut "se fixer une trajectoire qui permettra aux énergies plus propres de monter en gammes. Cela demande des investissements. Il faut aussi faire très attention à la fiscalité écologique. De 2012 à 2017, elle a augmenté de 46%. J'ai proposé un bouclier fiscal où il faut introduire cette notion de fiscalité écologique".

Manuel Valls rappelle avoir engagé la "convergence de la fiscalité sur l'essence et sur le diesel". "Il faut une stratégie (...) Il faut accompagner les citoyens et nous sortirons du diesel, mais il faut écouter ces hommes et ces femmes qui se sentent pénalisés". Benoît Hamon veut penser à la "territorialisation afin de que les communes aient leurs propres ressources d'énergie (...) À cause de la maintenance, les coûts de l'énergie nucléaire vont augmenter. Faire le choix des énergies renouvelables, c'est aussi faire le choix des économies pour les Français".

18h48 - C'est au tour de Manuel Valls de répondre à Vincent Peillon. Il explique en avoir "assez qu'ici comme ailleurs, on mette sans cesse en cause la France". Il ajoute : "Sans la France, le Mali aurait été déstabilisé et aurait connu une crise migratoire. C'est à l'honneur de la France d'avoir tenu cette politique. Quand on ouvre les frontières, on doit être capable de les maîtriser, nous avons sorti 60.000 personnes de Calais et des camps de migrants (...) Quand on gouverne (...) il faut être sérieux et déterminé".

L'ancien ministre de l'Éducation revient à la charge en ajoutant qu'il y a eu "une gêne, y compris du président de la République", lors de Manuel Valls à Munich. Ce à quoi répond le principal concerné : "Je ne savais pas que vous aviez des conversations intimes avec le Président".

18h37 - Vincent Peillon attaque Manuel Valls sur sa politique migratoire : "On se doit d'accueillir les demandeurs d’asile dans la durée (...) À Munich, Manuel Valls avait fait la leçon à Angela Merkel alors même que nous avons besoin d'une Europe plus forte (...) Je suis convaincu que les Français sont plus généreux que leurs dirigeants". 

>
Vincent Peillon critique la position de Manuel Valls sur les réfugiés Crédit Image : Capture d'écran BFMTV | Crédit Média : RTLNET | Date :

18h31 - Sur la question des migrants, Benoît Hamon propose la mise en place d'un visa humanitaire pour les migrants. Le candidat estime qu'"aujourd'hui, sur 100 migrants, 2 viennent en Europe. Sur ce chiffre, 1,5 va en Allemagne. Demain, nous devons prendre en charge ces gens car ils sont persécutés, plutôt que de les laisser dans les mains des passeurs. Ce ne sont pas des marchandises".

Manuel Valls explique : "Je pense que la France a eu raison de mener cette politique d'accueil des réfugiés. Je suis européen par mes origines et mes convictions. L'Europe est menacée de dislocation. Si nous ne sommes pas capables de réagir, si nous n'écoutons pas les peuples, alors l'Europe peut mourir. Parce que je suis européen, je ne veux pas ça". Sylvia Pinel estime que "c'est l'honneur de la France de rester fidèle à cette tradition. Il faut mettre en place un droit d'asile européen. La France n'aurait pas connu la jungle de Calais, si nous avions la même politique".

François de Rugy indique que "si nous sommes dans une logique d'affrontement au sein de l'Union européenne, nous ne pourrons pas gérer la crise des migrants. En Méditerranée, il y a des milliers de personnes qui sont jetés par des passeurs sur des embarcations de fortune. Il faut que des moyens soient mis en oeuvre pour les en empêcher. L'Union européenne doit donner des aides aux organisations non-gouvernementales (...) François Fillon ressort le mot d'ordre du Front national 'zéro migrant', ce n'est pas souhaitable".

Jean-Luc Bennahmias rappelle qu'il a été "député européen". "Il y a eu un certain nombre de référendums où les peuples ont voté 'non'et l'Europe n'a rien écouté (...) Le couple franco-allemand ne fonctionne plus. Quand je serai président, je ferai une alliance avec les pays du Sud, je rencontrerai le premier ministre de l'Espagne, celui de l'Italie (...) Je rencontrerai ensuite les représentants du Benelux, pour renforcer le socle et aller ensuite voir l'Allemagne".

18h14 - Arnaud Montebourg détaille son programme sur l'Europe : "Il faut mettre fin à l'austérité, il faut que nous construisions le bloc réformateur.  Il suffirait d'avoir une minorité de blocage pour commencer à infléchir les choses. Au discours du Bourget, il y avait cette promesse et le leadership espéré n'est pas venu (...) L'Europe négocie aujourd'hui 20 accords de libre-échange quand les autres continents font le contraire. Cette Europe-là est rejetée par les peuples et c'est vis-à-vis de cette Europe qu'il va falloir ouvrir les hostilités".

Vincent Peillon explique : "J'inverse totalement la méthode. Depuis 20 ou 30 ans, on a signé des engagements que nous n'avons pas respectés. Je propose de dire : 'Oui. Nous allons diminuer notre déficit et nos dettes' (...) Il faut arrêter de faire croire que c'est toujours la faute de l'Europe et en contrepartie on pourra dire aux Allemands qu'on veut un plan d’investissement". Benoît Hamon interpelle Vincent Peillon : "La priorité pour la construction européenne est de retrouver changer de modèle de développement. Un des pères fondateurs de l'Europe nous a montré la voix, Jacques Delors". 

18h03 - Première question : "Comment le futur président de la France peut-il composer avec Donald Trump ?"

Jean-Luc Bennahmias estime que "notre pays doit discuter avec Donald Trump et Vladmir Poutine. Ce n'est pas parce qu'on discute, que l'on est d'accord sur tout". Vincent Peillon juge que le président élu "est une incertitude". "Il ne faut pas préjuger mais nous devons peser pour que ces relations restent fortes et que la réponse à toutes ces questions est 'plus d'Europe' (...) Il faut parler avec chacun et être ferme", ajoute-t-il.

Arnaud Montebourg indique que "nous avons une politique indépendante et nous ne pouvons pas être suiviste. C''est autant se méfier des cyberattaques russes, que des écoutes de la NSA (...) Nous aurons à dire notre politique et nous battre pour la maintenir. Ce sera l'occasion de construire l'alliance militaire européenne". Benoît Hamon explique que "l'arrivée de Donald Trump créé un élément d'instabilité (...) Ce la nous offre une opportunité, la France a un rang (...) et cela justifie que nous devons proposer des coopérations en matière de défense". 

Manuel Valls déclare que "avoir une stratégie pour la France". Elle repose "sur l'indépendance de notre pays et être la hauteur du monde nouveau. L'Europe doit être forte et unie. À Donald Trump, je lui dirai qu'il faut discuter sur l'accord du nucléaire iranien, la défense européenne, la mise en oeuvre de la COP21 (...) C'est un rapport de force, ce sont des hommes de rapport de force. La France est indépendante, elle n'est soumise à personne". 

François de Rugy s'exprime à son tour : "L'élection de Donald Trump montre que ce qui paraissait inimaginable, c'est produit (...) Il faut en tirer des conséquences concrètes, il faut que l'Europe s'affirme. Je propose une alliance militaire européenne en commençant par la France, l'Allemagne et la Pologne". Sylvia Pinel explique qu'il faut "une France forte qui s'affirme". Elle mise sur le "renforcement du couple franco-allemand pour que d'autres états viennent soutenir la position que nous avons, nous Français. Il faudra aussi se préoccuper de notre défense et de notre sécurité. Il faut renforcer nos moyens de défense commun".

17h56 - Découvrez qui sont les journalistes qui présenteront ce deuxième débat.

17h51 - L'équipe de Vincent Peillon a confié au Journal du Dimanche : "On s'est quand même emmerdé", à propos du premier débat qui s'est  déroulé le 12 janvier.

17h27 - Manuel Valls était invité dans l'émission On n'est pas couché, samedi 14 janvier. Concernant la loi Travail et l'utilisation du 49.3, "j’ai proposé des évolutions sur le texte (...) avec un grande majorité des députés socialistes avec les syndicats réformistes", a-t-il expliqué.

17h19 - Les sept candidats seront interrogés sur "l'Europe et ses frontières", l'environnement, l'éducation, mais aussi sur une question d'actualité pourtant sur la France "dans un monde nouveau". Ils devront en outre s'exprimer sur la question "quel président de gauche?", l'exercice du pouvoir et leur "ligne politique". 
16h49 - Invité du Grand Jury RTL/ Le Figaro/ LCI, Jean-Luc Mélenchon juge que la primaire de la gauche "sert à désigner le perdant".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Primaire PS Manuel Valls Vincent Peillon
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7786746401
Primaire de la gauche : revivez le deuxième débat
Primaire de la gauche : revivez le deuxième débat
MINUTE PAR MINUTE - Trois jours après le premier débat, les sept candidats se sont retrouvés une nouvelle fois pour défendre leur programme.
https://www.rtl.fr/actu/politique/en-direct-primaire-de-la-gauche-suivez-le-deuxieme-debat-7786746401
2017-01-15 17:00:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/vI2cudB5hJY_Gs4f4ewpLg/330v220-2/online/image/2017/0115/7786749304_les-candidats-sur-le-plateau-du-second-debat-en-vue-de-la-primaire-de-la-gauche-dimanche-15-janvier.jpg