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Emmanuel Macron aux Antilles : "On aurait dit un élu local en campagne", selon Alba Ventura

ÉDITO - Le président de la République a effectué une opération communication lors de sa visite aux Antilles. Il "consent à faire des efforts", sûrement sur les conseils de son entourage qui lui souffle d’être plus à l’écoute.

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Emmanuel Macron aux Antilles : "On aurait dit un élu local en campagne", selon Alba Ventura Crédit Image : Thomas SAMSON / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Marie-Pierre Haddad

Emmanuel Macron s'est lancé dans une opération reconquête, en se rendant pendant 4 jours aux Antilles. Le président de la République a souhaité s'y rendre afin de constater l'avancement des travaux de reconstruction après l'ouragan Irma. Mais ne vous y trompez pas, cette opération de calinothérapie ne change en rien son objectif de réformes. 

"L'État est là", a réaffirmé le chef de l'État. "La solidarité nationale a été à un niveau inédit pour une collectivité de cette taille parce que ce que Saint-Martin a vécu est inédit". Sa visite avait des accents de campagnes. C’est surtout une opération de rectification d’image, essentiellement de la communication

Il n’est pas idiot, Emmanuel Macron. Il a bien vu que son échange avec le jeune horticulteur au chômage a laissé des traces. Il a entendu son ministre de l’Intérieur sur le départ, Gérard Collomb, expliquer que la politique menée manquait "d’humilité".

Une démonstration de proximité

Il a beau aimer le "parler cash", le "parler vrai", le Président se rend bien compte que son comportement et son attitude sont jugés sévèrement par une partie des Français. C’est la raison pour laquelle, aux Antilles, il était aux petits soins. 

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C’était une démonstration de proximité et vas-y que je t’embrasse, que je viens chez toi où les travaux n’ont pas commencé, que je rends visite aux restaurateurs, aux agriculteurs, aux victimes du chlordécone, et des sargasses et vas-y que je te promets de rétablir l’eau courante. On aurait dit un élu local en campagne qui vient au chevet de ses administrés.

Son entourage lui a dit d’être plus à l’écoute, moins distant et de faire plus de pédagogie

Alba Ventura
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Emmanuel Macron reconnaît-il donc ses erreurs ? Il admet des erreurs mais tout en disant que ce n’est pas l’essentiel. Dans l’entretien qu’il a donné au Journal du Dimanche, c’est très clair : "Je ne suis pas parfait, il y a des choses qui ne sont pas bien faites et il faut les corriger… mais il faut éviter de perdre collectivement du temps à parler des sujets qui sont accessoires".

Il ne bat pas sa coulpe Emmanuel Macron. Non il consent à faire des efforts. Son entourage lui a dit d’être plus à l’écoute, moins distant et de faire plus de pédagogie. C’est pour cela qu’il devrait intervenir à la télévision prochainement, mais l’essentiel pour lui n’est pas là.

Continuer le rythme des réformes en changeant de style

Son objectif est sur le fond, pas sur la forme. Son objectif, c’est de continuer le rythme des réformes, maintenir son cap et ne pas dévier. Emmanuel Macron estime qu’il n’a pas été élu pour faire plaisir. Mais pour faire. Il reconnait que les résultats se font attendre et qu’il a demandé des efforts aux Français. Il répète qu’il n’a pas d’élection pendant 5 ans, pas d’élection de mi-mandat comme aux États Unis et peu importe que ses adversaires veuillent faire des européennes un référendum anti-Macron.

Le Président, lui, il veut dérouler et avancer. Emmanuel Macron, c’est un bulldozer, qui veut démolir pour reconstruire. Le problème, c’est que les Français ne voient pas tous très bien, ce qu’il veut reconstruire. Quand il était à Bercy, Emmanuel Macron disait : "Moi je fais de la mécanique, je débloque, je déverrouille". Ce que les Français entendent aujourd’hui comme : "J'dynamite, j'disperse, j’ventile"... Façon Tonton flingueur ! Privilégier le fond, n'empêche pas d'y mettre un peu les formes.

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