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ÉDITO - Présidentielle 2022 : la disparition de la gauche

Selon les dernières enquêtes d'opinion, aucun candidat de gauche ne dépasse la barre des 10%. La présidentielle pourrait se jouer sans elle.

Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo
Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo
Crédit : AFP
2022, la disparition de la gauche
02:47
2022, la disparition de la gauche
02:47
Olivier Bost - édité par Victor Goury-Laffont

C’est un avis de quasi-disparition. Éclatée, marginalisée, sans idée renouvelée, la gauche ressemble à un champ de ruines. Pour preuve : notre dernier sondage RTL - BVA - Orange donne 8% pour l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, 8% pour l’Écologiste Yannick Jadot, 4 ou 5% pour la Socialiste Anne Hidalgo, 2% pour le Communiste Fabien Roussel, 2% également pour l’inclassable Arnaud Montebourg.

Personne n’atteint les 10%. Pire que ça pour la gauche, personne n’a de dynamique et ne semble prendre ne serait-ce qu’un petit point depuis la rentrée. À gauche, c’est morne plaine. Une bonne partie des électeurs sont partis chez Emmanuel Macron. Ça date de 2017, et ça n’a pas changé depuis.

Deux électeurs de François Hollande sur trois qui ont choisi Emmanuel Macron disent aujourd’hui qu’ils vont revoter pour le Président sortant. Les sociaux-démocrates n’ont pas de raison d’être déçus : Emmanuel Macron ne regarde pas sur la dépense, ni pour les services publics, ni pour faire de la relance. 60% de la richesse nationale, du PIB, part dans la dépense publique, un record absolu.

L’État-providence n’est plus seulement de gauche. Il y a d’autres sujets où la gauche pourrait exister, le climat par exemple. Là, les candidats de gauche manquent d’éclat et de fraîcheur. Dans les débats d’aujourd’hui, il est bien difficile d’exister sans choquer ou, a minima, faire réagir.

L'arlésienne de l'union

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Yannick Jadot a un programme novateur, mais sa transformation de la société, par l’écologie, est un concept encore bien trop compliqué. Le programme de Jean-Luc Mélenchon, lui, a de quoi, par certains aspects, faire peur. Sa troisième candidature, poussive, ne pousse plus rien.

Quant à Anne Hidalgo, elle porte une vieille idée, un socialisme usé, qui ne s’est pas réinventé. Résultat : aucun de ces candidats ne s’impose aujourd’hui comme un vote utile à gauche. Chacun garde, par souci de survie, son petit score.

Reste l’arlésienne de l’union. "Ok pour l’unité, mais derrière moi", assure-t-il tous. En vérité, personne n’y croit. Les seuls qui défendent l’unité le font dans l’espoir d’affaiblir les autres. Même si certains s’effaçaient, l’addition des faibles scores ne donneraient toujours pas grand-chose. Le total des intentions de vote à gauche, toute additionnée n’arrive même pas au 27 ou 28% d’Emmanuel Macron. L’élection présidentielle de 2022 pourrait bien se jouer sans la gauche.

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