2 min de lecture

"Sales connes" : Éric Dupond-Moretti défend sur RTL "un propos privé" de Brigitte Macron, "merveilleusement et terriblement humaine"

Interrogé sur les propos de la Première dame à l'encontre de militantes féministes qui ont interrompu le spectacle d'Ary Abittan, Éric Dupond-Moretti a défendu ce lundi 15 décembre sur RTL "un propos privé" et souligné que dans "l'État de droit, c'est la justice qui a le dernier mot, pas les associations".

Éric Dupond-Moretti, le 15 décembre 2025, dans le studio de RTL

Crédit : RTL

DOCUMENT RTL - "Sales connes" : Éric Dupond-Moretti défend "un propos privé" de Brigitte Macron, "merveilleusement et terriblement humaine"

00:00:28

Martial You & Marie-Pierre Haddad

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Invité de RTL ce lundi 15 décembre, Éric Dupond-Moretti a réagi à la polémique autour de Brigitte Macron, qui a qualifié de "sales connes" des militantes de #NousToutes ayant interrompu un spectacle de l'humoriste Ary Abittan, dans une vidéo brièvement mise en ligne par une agence de communication.

"C'est un propos qui est privé. Est-ce que vous dites, de temps en temps, un gros mot ? Je vais vous faire une confidence : il m'arrive très souvent d'en dire, mais d'en dire beaucoup trop", a expliqué l'ancien ministre de la Justice. "Brigitte Macron est humaine, merveilleusement humaine et terriblement humaine. Il lui arrive de dire des choses, comme tout un chacun", a-t-il ajouté.

Proche du couple Macron, Éric Dupond-Moretti estime qu'il s'agit simplement d'"un mot" de la Première dame, "pour rassurer Ary Abittan". "La veille, on lui a pourri son spectacle", a-t-il indiqué faisant référence aux quatre militantes du collectif féministe #NousToutes qui ont fait irruption dans la salle où se produisait l'humoriste en portant des masques à l'effigie d'Ary Abittan avec la mention "violeur". "Des filles masquées qui, pour toutes, n'ont pas lu une ligne du dossier", a-t-il estimé. Et de s'interroger : "Est-ce que la justice a encore du sens ? Est-ce que quand la justice dit 'non-lieu', on peut contester cette décision ?". 

"On ne va pas le condamner à vie à ne pas travailler"

Selon l'ancien Garde des Sceaux, "on ne va pas le (Ari Abittan, ndlr) condamner à vie à ne pas travailler. Ça n'a aucun sens. Mais avons-nous un sens particulier du "putaclic" et de la polémique ? On est champion du monde pour ça (...) L'État de droit, c'est la justice qui a le dernier mot, pas les associations, jamais. Je ne sais pas ce qu'il doit faire. Il doit se flinguer ? Devenir garagiste ?", s'est-il interrogé, précisant "entendre un tas de "conneries sur la définition de ce qu'est un non-lieu".

À écouter aussi

Et d’ajouter : "On confond allègrement ce qu’est un classement sans suite, une ordonnance de non-lieu et ce qu’est un acquittement (…) Le non lieu en terme de culpabilité est plus discriminant : pour mettre en examen quelqu’un, il faut des indices graves et concordants. Pour le renvoyer devant une juridiction, il faut que ces indices soient transformés en charges. Et pour le condamner, il faut que ces charges soient des preuves. Le magistrat et la chambre d’instruction ont considéré qu’il n’y avait aucune charge contre lui". 

Fin 2021, l'humoriste a été accusé de viol par une jeune femme qu'il fréquentait depuis quelques semaines. Après trois ans d'enquête, l'instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier. Son retour sur scène est depuis contesté par des militantes féministes.

Cet entretien est à écouter en intégralité dans l'émission "En route pour 2026", diffusée à l'antenne de RTL le mardi 30 décembre à partir de 19h15.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info