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Tiphaine Auzière et sa mère, Brigitte Macron, le 18 juin 2017
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Invitée de l’émission Tout beau tout neuf, présentée par Cyril Hanouna sur W9, Tiphaine Auzière a tenu à s'exprimer sur le cyberharcèlement à l'encontre de sa mère, Brigitte Macron. Sa prise de parole intervient après la condamnation, ce lundi 5 janvier, devant le tribunal correctionnel de Paris de dix personnes poursuivies pour avoir diffusé ou relayé des insultes et des rumeurs visant la Première dame, notamment autour de son genre et de son écart d’âge avec Emmanuel Macron.
Tiphaine Auzière a décrit l’impact concret de ce cyberharcèlement sur la vie de sa mère. "Les gens ne mesurent pas ce que c’est", a-t-elle confié, évoquant une "adaptation sur tous les gestes sociaux", notamment sur le "choix des tenues et des postures". Et ce, puisque "les photos vont être détournées pour être interprétées, systématiquement elle est obligée d'être sur le qui-vive en permanence".
Ensuite, il y a une "impossibilité de faire abstraction du sujet. Tous les jours d'une manière ou d'une autre le sujet revient. Même de manière bienveillante, de la part des personnes qui disent 'on vous soutient', ils entretiennent sans le vouloir cette histoire" a-t-elle expliqué.
Les répercussions touchent également les membres de sa famille. L’une des petites-filles de Brigitte Macron subit des moqueries à l’école, certains élèves du collège lui lançant : "Ta grand-mère est un homme". Un exemple, selon elle, de la violence diffuse des discours de haine en ligne.
Celle-ci a tenu à clarifier les termes employés autour de l'affaire de cyberharcèlement à l'encontre de sa mère. "Ça me dérange qu’on parle de rumeur, il faut appeler un chat un chat : c’est une fake news" a-t-elle affirmé. L'avocate a rappelé que les faits jugés ne relevaient pas d’un simple débat d’opinion mais bien de procédures judiciaires. "On a un procès en diffamation, un procès en cyberharcèlement, et un autre dossier aux États-Unis sur le harcèlement et la diffamation" a-t-elle insisté.
Engagée au quotidien auprès des adolescents et des enfants sur les questions de harcèlement, celle-ci a vu dans la condamnation judiciaire une forme de réparation. "Le dédommagement, c’est aussi que devant la justice, des gens soient punis" a souligné la fille de la Première dame. "Beaucoup de plateformes se cachent derrière la liberté d’expression" a-t-elle ajouté.
Alors que la question d’un éventuel appel des condamnés s'est posée, Tiphaine Auzière s'est montrée prudente. "J’espère que ça suffira et que ces gens vont s’arrêter là" a-t-elle confié, tout en distinguant deux profils parmi les harceleurs. D’un côté, des personnes convaincues par ces discours. De l’autre, celles qui en ont fait un véritable modèle économique. "Ils gagnent tellement d’argent qu’ils continuent" a-t-elle déploré.
Elle a, par ailleurs, adressé un avertissement clair aux internautes. Relayer ou diffuser ce type de contenus peut suffire à engager une responsabilité pénale. "Si vous retweetez, même sans concertation avec d’autres personnes, vous pouvez être tenu coupable de faits de harcèlement" a-t-elle précisé.
Pour autant, du côté de Tiphaine Auzière, la page est loin d’être tournée. "Le combat continue, il y a encore des procédures à mener" a-t-elle conclu.
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