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Déconfinement : "Il faut nous laisser travailler", implore un gérant de discothèque

INVITÉ RTL - Matthieu Lebrun, porte-parole des discothèques de Normandie, estime qu'il vaut mieux rouvrir les établissements plutôt que de laisser les fêtes clandestines proliférer.

Les patrons de discothèques, bars et restaurants ont manifesté ce lundi 14 décembre à Paris.
Les patrons de discothèques, bars et restaurants ont manifesté ce lundi 14 décembre à Paris.
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Déconfinement : "Il faut nous laisser travailler", implore un gérant de discothèque
05:09
Vincent Serrano - édité par Gaétan Trillat

Alors que le gouvernement n'a pas prévu leur réouverture avant le 20 janvier, les gérants de bars, restaurants et discothèques ont décidé de se faire entendre, lundi 14 décembre, en manifestant à Paris, à l'appel des deux grands syndicats de l'hôtellerie-restauration, l'UMIH et le GNI.

Pour Matthieu Lebrun, patron d'une boîte de nuit à Saint-Lô (Manche) et porte-parole des gérants de discothèques de Normandie, "il est temps de rouvrir", malgré une courbe des contaminations à la Covid-19 qui ne baisse pas. "Oui, il y aura des contaminations dans nos établissements, sans doute, mais moins qu'en laissant les gens faire des repasdes fêtes, à quarante personnes dans des petits appartements", se justifie-t-il. "Il faut laisser travailler les professionnels !"

Matthieu Lebrun met en avant les stratégies pensées par les professionnels du divertissement depuis le printemps dernier. "On propose un protocole sanitaire draconien : on veut supprimer les pistes de danse, mettre des banquettes, des tables avec des groupes de six maximum, rendre obligatoires les masques et l’application TousAntiCovid pour pouvoir entrer."

Le gouvernement accusé d'abandonner le secteur

Craignant de ne pas pouvoir ouvrir le 20 janvier, en raison d'une éventuelle troisième vague après les fêtes de fin d'année, il dit "préférer travailler de manière dégradée, avec beaucoup de conditions, plutôt que de rester fermé ad vitam aeternam."

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Il critique aussi les "effets d'annonce" du gouvernement, qu'il accuse d'abandonner le secteur de la nuit. "Il faut distinguer les aides qui vont aux entreprises et les situations personnelles : je n'ai plus de revenus depuis neuf mois. Pour les aides, on n’a touché que fin octobre une somme annoncée en juillet, et encore certains n'ont rien eu... Pour le mois de décembre, l’aide est déjà dévaluée, les frais comptables ne seront plus remboursés."

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