2 min de lecture 14 juillet

Darmanin accusé de viol : Macron se dit "garant de la présomption d'innocence"

Lors de son entretien télévisé mardi 14 juillet, Emmanuel Macron a garanti son soutien au nouveau ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin visé par des accusations de viol.

Emmanuel Macron et Gérald Darmanin le 9 novembre 2018 à Lens.
Emmanuel Macron et Gérald Darmanin le 9 novembre 2018 à Lens. Crédit : Etienne LAURENT / POOL / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

"Ne pas céder à l'émotion constante". Lors de son entretien télévisé mardi 14 juillet, Emmanuel Macron a réagi aux protestations survenues après la nomination de Gérald Darmanin au sein du gouvernement. Le nouveau ministre de l'Intérieur, qui fait l'objet d'une enquête pour viol, a été "blessé par ces attaques", selon lui et la présomption d'innocence doit primer sur l'interprétation des allégations qui le visent.

"Aussi vrai que je crois à la force des causes justes, aucune cause n'est défendue justement si on le fait en bafouant les principes fondamentaux de notre démocratie", a insisté Emmanuel Macron. "Je suis aussi de là où je me place le garant de la présomption d'innocence", a-t-il ajouté.

"Si, à partir du moment où quelqu'un est accusé, mais pas jugé, il devient en quelque sorte la victime d'un jugement de rue, ou de réseaux sociaux, parce qu'il y a une émotion - et je peux comprendre cette émotion parce que je partage la cause - alors (...) notre démocratie change de nature, elle devient une démocratie d'opinion", a poursuivi le président. 

Manifestations partout en France

Vendredi, des milliers de personnes se sont rassemblées en France et dans le monde pour protester contre les nominations au gouvernement d'Éric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin. Le premier s'est illustré comme un vif opposant au mouvement #MeToo, le second fait l'objet d'une enquête pour viol

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Avant de nommer Gérald Darmanin à l'Intérieur, "j'ai eu une discussion avec lui" à propos de ces accusations, a souligné Emmanuel Macron. "Il y a aussi une relation de confiance, d'homme à homme, de président de la République à ministre nommé, sur la réalité de ces faits et leur suites", a-t-il expliqué. 

Au début du quinquennat, Emmanuel Macron avait fait de la lutte contre les violences faites aux femmes une "grande cause nationale". "La cause féministe je la partage, j'en ai fait un fil rouge", a-t-il assuré un an après l'ouverture du Grenelle des violences conjugales. Il a d'ailleurs rappelé que plusieurs mesures issues de ces discussions, comme l'élargissement du recours aux téléphones grave danger et aux bracelets électroniques anti-rapprochement, seraient appliquées à la rentrée.

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