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Coronavirus : pourquoi la Nouvelle-Calédonie réduit l'isolement des voyageurs

La Nouvelle-Calédonie va réduire à sept jours la durée d'isolement des primo-vaccinés ayant déjà eu la Covid-19, mais continue de mener une politique "zéro Covid" stricte.

La baie de Numbo, en Nouvelle-Calédonie (illustration)
La baie de Numbo, en Nouvelle-Calédonie (illustration)
Crédit : THEO ROUBY / AFP
Coline Daclin
Journaliste

Pour se rendre en Nouvelle-Calédonie en période d'épidémie, il faut montrer patte blanche. D'abord, le voyage depuis l'Hexagone est soumis à la présentation d'un motif impérieux. Les vols sont aussi limités : jusqu'au 31 octobre, il n'y en a qu'un par semaine au départ de Paris. À l'arrivée, une période d'isolement de quatorze jours est obligatoire. En mai, elle a toutefois été allégée à sept jours pour les personnes ayant déjà reçu deux doses de vaccin à ARN messager, après un test PCR négatif et une sérologie positive.

Toutes ces mesures sont liées à la stratégie "zéro Covid" de la Nouvelle-Calédonie. Depuis le mois de mars, elle a comptabilisé seulement 128 cas de Covid. Elle tente donc de protéger l'archipel au maximum de la pandémie.

Néanmoins, le territoire d'outre-mer, qui votera une nouvelle fois pour ou contre son indépendance le 12 décembre prochain, doit alléger un peu son protocole sanitaire. Dès le 22 juin, les voyageurs ayant reçu une seule dose de vaccin ARN messager après une contamination au Covid, ou après une première dose d'Astrazeneca, seront soumis à une septaine, au lieu d'une quatorzaine.  

Une voyageuse libérée par la justice

Cette décision intervient après que la justice a ordonné la libération d'une voyageuse en quatorzaine dans un hôtel depuis son arrivée en Nouvelle-Calédonie, après avoir prouvé son immunisation et sa non-contagiosité à la Covid-19.

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Selon Les Nouvelles-Calédoniennes, cette résidente de l'archipel est arrivée le 5 juin à Nouméa. Elle avait déjà reçu une dose du vaccin Pfizer et avait précédemment contracté le virus.       

"Ma cliente avait été contaminée en février puis avait reçu une dose de vaccin, ce qui selon le consensus scientifique équivaut à une vaccination complète, sauf visiblement ici", a critiqué auprès de l'AFP Me Frédéric de Greslan, avocat.

Le président du gouvernement devrait s'exprimer la semaine prochaine sur la stratégie sanitaire, critiquée en Nouvelle-Calédonie. Un collectif médical a averti qu'entre 30 et 40 médecins du centre hospitalier territorial envisagent de quitter définitivement le territoire, à cause des restrictions de mobilité, risquant de mettre en difficulté plusieurs services. 

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