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Nouvelle-Calédonie : violences, manifestations… Que se passe-t-il dans l'archipel ?

Barrages routiers, tentatives d'intrusions dans un site Seveso, violences... Les tensions s'accentuent depuis plusieurs jours en Nouvelle-Calédonie autour de l'usine de nickel Vale, dans le gisement de Goro au sud de l'île.

La vente d'une usine de nickel a mis le feu aux poudres en Nouvelle-Calédonie
La vente d'une usine de nickel a mis le feu aux poudres en Nouvelle-Calédonie
Crédit : Theo Rouby / AFP
Venantia Petillault & AFP

La vente de l'usine de nickel du gisement de Goro ravive les conflits entre indépendantistes et loyalistes néo-calédoniens. Une manifestation a réuni samedi 12 décembre 23.000 personnes à Nouméa selon la police, 30.000 selon les organisateurs. Tous étaient venus pour dire "stop aux blocages" et réclamer la "liberté de circuler". 

Cette marche "pacifique" intervient après une semaine de violences marquée par des barrages routiers et des blocages menés par des mouvements indépendantistes hostiles au consortium repreneur de l'usine de nickel du groupe Vale. Le cortège a défilé en centre-ville, passant devant les grilles du haut-commissariat de la République en chantant La Marseillaise et en arborant des drapeaux tricolores. La manifestation était organisée à l'appel du mouvement Les Loyalistes, qui rassemble l'Avenir en confiance (AEC), principale formation non indépendantiste, ainsi que d'autres partis de droite dont le Rassemblement national.

"C'est une très belle mobilisation de la majorité silencieuse, celle qui veut une Calédonie de paix, qui ne veut pas de violence ni de blocage. Il peut y avoir des débats politiques (...) mais jamais nous ne devons céder à cette violence, qui a pris en otage les Calédoniens cette semaine", a déclaré Virginie Ruffenach, présidente du groupe AEC au Congrès.

Une opération de "prédation des multinationales"

Située dans le sud, cette commune, avec celle de Yaté, abrite l'usine de traitement de nickel du brésilien Vale dont la vente (annoncée mercredi) à un consortium calédonien et international incluant le négociant en matières premières, Trafigura, soulève la colère des indépendantistes du FLNKS et des chefferies kanak. Il s'agit selon eux d'une opération "de prédation des multinationales".

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Les Loyalistes, et l'État, qui apporte des aides financières, sont favorables à ce projet de reprise, qui permet "de sauvegarder 3.000 emplois". Après avoir été prise d'assaut jeudi par des émeutiers à bord de camions, qui ont été repoussés par les forces de l'ordre, l'unité industrielle, classée Seveso 2, a été évacuée en urgence puis mise à l'arrêt. Compte-tenu de l'escalade des violences, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, a lancé vendredi un appel au dialogue au FLNKS, qui la veille avait boycotté une réunion en visioconférence. 

Victor Tutugoro, porte-parole du bureau politique du front indépendantiste, a déclaré samedi "accepter la proposition du ministre", et a indiqué que rendez-vous avait été pris pris pour "le début de la semaine prochaine".

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