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Coronavirus : Muriel Pénicaud en "réflexion" pour gratifier les salariés du public

La ministre du Travail a annoncé jeudi 2 avril être en réflexion pour pouvoir récompenser les salariés du public mobilisés pendant le confinement au même titre que les salariés du privé.

Des éboueurs à Paris le 5 mai 2012 (archives)
Des éboueurs à Paris le 5 mai 2012 (archives) Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Une "réflexion active" est en cours pour récompenser les salariés du public mobilisés contre le coronavirus. Cette gratification se ferait sur le même modèle mais sous d'autres formes que les salariés du privé, qui pourront bénéficier de primes défiscalisées, a indiqué jeudi 2 avril la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

"Nous pensons effectivement qu'il faut soutenir tous ceux qui ont un rôle essentiel aujourd'hui", a déclaré sur France info Muriel Pénicaud, interrogée sur l'octroi d'une primes aux salariés du public qui continuent de travailler malgré l'épidémie de Covid-19. "On y réfléchit (...) comment on va aussi saluer les efforts dans le secteur public. C'est une réflexion très active ces jours-ci", a poursuivi la ministre. La mesure sera annoncée par le Premier ministre "le moment venu".

Le dispositif ne prendrait "pas vraiment les même formes" que le coup de pouce prévu pour les salariés du privés, a toutefois prévenu Muriel Pénicaud. Pour ces derniers, le gouvernement a décidé que la prime défiscalisée d'un montant de 1.000 euros maximum, instaurée pendant la crise des gilets jaunes, ne serait plus sujette à la mise en place par l'entreprise d'un accord d'intéressement.

L'État ne peut pas demander aux entreprises privées de verser des primes et ne pas le faire lui même

Laurent Berger
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Les entreprises qui verseront la "prime Macron", pouvant être portée à 2.000 euros en cas d'accord d'intéressement, pourront par ailleurs la moduler en fonction des conditions de travail liées à l'épidémie. Interrogé sur ces dispositifs, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a estimé jeudi que l'octroi de primes ne devait pas être réservé au privé. "L'État ne peut pas demander aux entreprises privées" de verser des primes "et ne pas le faire lui même", a-t-il insisté sur France info.

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