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"Gilets jaunes" : la "prime Macron" sera-t-elle reconduite ?

Annoncée en décembre 2018 en réponse à la crise des "gilets jaunes", la "prime Macron" va être reconduite en 2020 sous conditions d'accords d'intéressement. Elle sera versée entre le 1er janvier et le 30 juin 2020.

Manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 février, à Pontivy
Manifestation des "gilets jaunes", samedi 16 février, à Pontivy Crédit : Damien MEYER / AFP
Charles Deluermoz et AFP

C'est une bonne nouvelle pour les salariés. La prime exceptionnelle dite "prime Macron" décidée à la suite du mouvement des "gilets jaunes" va être reconduite pour la deuxième année consécutive. Comme annoncé par l'Assemblée nationale au mois d'octobre, les entreprises pourront donc verser cette prime aux salariés mais sous condition d'accords d'intéressement.

Exonérée de cotisations sociales et de prélèvements fiscaux, la prime avait été décidée en décembre 2018 pour répondre à la crise sociale. Quelques 5,5 millions de salariés en ont reçu de leur employeur, d'un montant moyen de 400 euros, selon un bilan communiqué en mai par Matignon.

Le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale prévoit la reconduction de l'exonération sociale de la prime, toujours pour les salariés rémunérés sous un plafond annuel équivalent à 3 SMIC. Mais cette exonération est désormais conditionnée à la signature d’un accord d’intéressement, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher y voyant un "levier" pour la mise en place de tels accords. La prime devra être versée entre le 1er janvier et le 30 juin 2020.

La droite pour, la gauche moins

Par le biais de Marc Le Fur, LR s'est dit  "résolument pour cette prime défiscalisée" mais a jugé qu'il ne fallait pas complexifier le dispositif et le restreindre, en privant ainsi "des milliers de personnes". L'UDI-Agir a aussi plaidé pour que la prime soit reconduite "à l'identique", Thierry Benoit saluant un dispositif "génial", mais jugeant que l'accord d'intéressement était "une condition dont on aurait pu se passer".

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"Je ne partage pas la même idée du génie", a lancé Loïc Prud'homme (LFI), critiquant des primes facultatives "basées sur le bon vouloir de l'employeur". Il a vu dans cette disposition un "cadeau empoisonné", car il ampute les finances dédiées à la protection sociale.

Cette prime n'est "pas du salaire plein et entier hélas", ce n'est pas pris en compte pour la retraite ou les droits au chômage, a abondé Pierre Dharréville (PCF), pointant un "outil de contournement du salaire" et d'"affaiblissement" des recettes de la Sécu. Boris Vallaud (PS) s'est dit "dubitatif" quant à l'effet de la prime sur les salaires.

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