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Coronavirus en France : Macron réenclenche le compte à rebours

ÉCLAIRAGE - Olivier Véran et Gabriel Attal ont reconnu que l'heure n'était pas au relâchement et à l'assouplissement des contraintes.

Emmanuel Macron, le 19 février 2021
Emmanuel Macron, le 19 février 2021 Crédit : BENOIT TESSIER / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

D'autres départements vont-ils connaître le même sort que Nice et les Alpes-Maritimes ? "La situation sanitaire est particulièrement inquiétante dans les Alpes-Maritimes. (...) Avec le taux d'incidence, j'ai rappelé qu'à Nice il y a 500 personnes qui tombent malades par jour. Donc il fallait des mesures fortes, je m'y étais engagé", expliquait Olivier Véran le 20 février. 

Ces déclarations sonnent comme une alarme rappelant que la lutte contre le coronavirus est encore loin d'être terminée. Pourtant, le gouvernement avait commencé à évoquer, avec prudence, l'après-crise. La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a fixé un cadre pour la reprise des festivals et des concerts test seront organisés au mois d'avril à Paris et Marseille

Quant au confinement, Olivier Véran déclarait le 9 février dernier : "Il est possible qu'on ne soit jamais reconfiné". Mais l'exécutif continue de surveiller de près les chiffres de l'évolution de l'épidémie de coronavirus. 

La tendance "n'est pas bonne"

Le professeur Gilbert Deray, chef du service de néphrologie à l'hôpital parisien Pitié-Salpêtrière est un partisan affiché d'une stratégie "zéro Covid", qui passe par un reconfinement. Sur LCI, il estimait que la France était sur "un plateau élevé, et ça n'est pas bien". "L'objectif c'est moins de 5.000 cas par jour, donc on est loin, loin, loin !", regrettait-il.

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Emmanuel Macron a donc décidé d'enclencher une nouvelle fois le compte à rebours avant d'envisager un relâchement ou un maintien des contraintes. L'Élysée se donne 8 à 10 jours pour prendre des décisions. "Cette nouvelle échéance a été évoquée lors d'une vidéo-conférence avec des parlementaires de la majorité", ont rapporté des participants à l'AFP. 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a admis que l'espoir d'un desserrement des mesures sanitaires s'éloignait. "Cela remonte un peu" et "la tendance n'est malheureusement pas à desserrer la contrainte", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. Même discours du côté du ministre de la Santé. Au niveau national, "la tendance sur les trois derniers jours n'est pas bonne, elle n'est plus bonne", déplorait Olivier Véran. 

Ce virus peut encore nous surprendre

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement
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L'exécutif craint que la situation des Alpes-Maritimes ne s'étende à d'autres territoires. "On s’oriente vers un mois de mars compliqué", a prévenu Jean Castex dans un entretien à La Voix du Nord, comme le rapporte Playbook. Selon un conseiller d'Emmanuel Macron joint par le site, "on est potentiellement près d’un mur" et "l'Île-de-France va être l’enjeu de la semaine".

Entre le 19 et le 20 février, plus de 22.000 nouveaux cas ont été enregistrés, après 24.000 la veille. La pression hospitalière reste également élevée, avec 25.269 patients atteints du coronavirus hospitalisés, dont plus de 3.300 en réanimation, soit les cas les plus graves. "Ce virus peut encore nous surprendre", a souligné Gabriel Attal.  

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