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Congé pour le deuil d'un enfant : Bost relève "un manque de sens politique"

ÉDITO - La majorité a rejeté à l'Assemblée nationale, le passage de 5 à 12 jours de congés de deuil pour la mort d'un enfant.

L'Assemblée nationale.
L'Assemblée nationale.
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Congé pour le deuil d'un enfant : Bost dénonce "un manque de sens politique"
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Congé pour le deuil d'un enfant : Bost relève "un manque de sens politique"
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Olivier Bost

La semaine dernière, la majorité a rejeté à l'Assemblée nationale, le passage de 5 à 12 jours du congés de deuil pour la mort d'un enfant. Une décision qui a fait réagir de l'opposition jusqu'au Medef et devant l'émoi, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de faire preuve "d'humanité"

Il y a des ministres qui doutent très fort en ce moment. Ce sont de petites et de grosses erreurs, leurs accumulations et un manque de sens politique qui les minent. Certains vont même jusqu'à se demander ce qui est en train de se passer. Est pointé du doigt en particulier ce gros couac sur le congés parental. C'est le plus choquant : "Totalement honteux", explique même une ministre. 

"Si le gouvernement voulait s'enfermer dans sa caricature il ne ferait pas mieux que ça", a confié un conseiller. Sur les réseaux internes de la majorité et du gouvernement, il y a eu pas mal d'échanges pour s'alarmer de cette grosse erreur, "une erreur collective", précise-t-on à tous les étages du pouvoir ce qui est presque pire

Une semaine noire pour l'exécutif

En fait, le problème a été assez vite repéré mais il a été très difficile à désamorcer. L'opposition s'en est saisie immédiatement, il y a eu un communiqué et des ministres s'en sont plaints jusqu'auprès d'Emmanuel Macron et c'est bien le président de la République qui a dû intervenir samedi 1er février pour demander à son gouvernement de faire preuve d'humanité. 

Ce n'est pour autant pas la fin du couac, il reste un malaise après cette semaine à vous faire douter de votre engagement. Il y a les errements de Nicole Belloubet sur la laïcité dans l'affaire Mila, la photo d'Emmanuel Macron avec le T-Shirt contre les violences policières, le Conseil d'État qui retoque la circulaire Castaner et le rendez-vous complètement raté du président avec Cédric Villani le candidat dissident à Paris. Tout ça en moins de 7 jours, il y a des semaines où la politique est un art contrariant. 
Les ministres s’interrogent. La perspective d'un échec aux municipales et d'un remaniement agite les esprits, ça participe de cette ambiance. Avant de prendre une veste électorale, il y aurait dans la bouche de certains, les bons élèves et les autres. Faire des erreurs risque de se payer cher dans quelques semaines, quand Emmanuel Macron et Édouard Philippe ajusteront leur équipe. 

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