2 min de lecture Éducation nationale

Affaire Mila : l'adolescente toujours déscolarisée 10 jours après les faits

Depuis la publication d'une vidéo où elle critiquait l'islam, Mila, lycéenne iséroise de 16 ans, reste sans affectation scolaire.

Les élèves d'un lycée, dans la cour de récréation (illustration).
Les élèves d'un lycée, dans la cour de récréation (illustration). Crédit : FRANK PERRY / AFP
Charles Deluermoz et AFP

Ses virulentes critiques sur l'islam avaient été massivement relayées et la lycéenne avait été inondée de menaces sur les réseaux sociaux. Depuis, Mila, 16 ans, n'a toujours pas réintégré son établissement de Villefontaine, dans l'Isère, où ses propos ont "choqué beaucoup de monde ", selon une ancienne camarade de classe.

Dans l'attente d'une solution du rectorat, la lycéenne reste donc sans affectation scolaire, dix jours après la publication de sa vidéo controversée. En lien avec la famille, le rectorat de l'académie de Grenoble assure toutefois s'être mis en quête d'une solution qui permettra à Mila de retrouver le plus rapidement possible, et en toute sécurité, le chemin des salles de classe.

"Plusieurs options sont sur la table", a précisé à l'AFP Aymeric Meiss, directeur de cabinet de la rectrice de l'académie de Grenoble, confirmant que la jeune fille n'avait pas rejoint son lycée depuis les faits "parce que la situation ne le permet pas". Sans préciser si un retour dans son lycée est envisagé.

Les auteurs des menaces toujours recherchés

Le 18 janvier denier, la vidéo de l'adolescente était devenue virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces de mort et de viol, des soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu'à des ministres. Les propos de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui a assimilé mercredi la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience" avant de rétropédaler en plaidant la maladresse, ont notamment beaucoup fait réagir.

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Le parquet de Vienne, qui avait ouvert une enquête pour "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée", l'a finalement classée sans suite. Pour le procureur Jérôme Bourrier, l'enquête a démontré que les propos diffusés, "quelle que soit leur tonalité outrageante", avaient pour "seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence contre des individus".

Les enquêteurs poursuivent en revanche leurs investigations pour trouver les auteurs des menaces de mort exprimées à l'encontre de la jeune fille, qui a porté plainte. En attendant, plusieurs de ses camarades à Villefontaine voient d'un mauvais œil un éventuel retour dans l'établissement, où "pas mal de monde lui en veut", selon l'une d'elles.

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