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Congé de deuil élargi à 3 semaines : "c'était le b.a.-ba", affirme une association

INVITÉE RTL - Corinne Vedrenne, présidente de l'association Éva pour la vie, espère que le gouvernement va aller plus loin qu'une simple extension du congé de deuil parental.

Le processus de deuil
Le processus de deuil
Christelle Rebière

Ils avaient été taxés d'inhumanité par Emmanuel Macron, et le Président s'en expliquera devant eux ce soir. Il reçoit les députés de sa majorité après le cafouillage qui a beaucoup choqué les Français sur le congé de deuil en cas de perte d'un enfant. Les élus viennent d'ailleurs de revoir leur copie : ce ne sont plus cinq ou douze jours, mais trois semaines pour tous les actifs, quel que soit leurs statuts. D'autres propositions doivent être faites aujourd'hui en réunion de groupe, notamment sur l'accompagnement financier et psychologique des familles.

Corinne Vedrenne, présidente de l'association Éva pour la vie, a perdu sa fille Éva en 2011 d'une tumeur du tronc cérébral. Elle avait 7 ans et demi. "Quand on me dit qu'on va passer de congé de deuil de 5 jours à 3 semaines, je ne peux qu'être satisfaite. De toute façon, c'était le b.a.-ba de ce que pouvait faire le gouvernement suite à l'énorme blessure qui avait été faite aux familles concernées, mais également à tous les Français puisqu'on a vu le tollé, les réactions unanimes face au refus."

"Ce qu'on veut, c'est qu'on aille au-delà" du congé de deuil parental

Trois semaines, même si on sait qu'il faut infiniment plus de temps. Mais faut-il forcément donner un chiffre ? "Donner un chiffre non, mais ce qu'on veut c'est qu'on aille au-delà. C'est-à-dire que ce thème du congé pour deuil d'un enfant c'est un peu l'arbre qui cache la forêt (...). Donc c'est pour ça que nous quand on a été reçu par Adrien Taquet et Muriel Pénicaud mardi dernier au Ministère, on a défendu d'autres mesures que ce congé pour deuil d'un enfant."

"Si on s'arrête au deuil d'un enfant, on veut que les parents concernés puissent bénéficier d'un statut de parent protégé. Par exemple, cela peut être protégé d'un licenciement parce que malheureusement, il y a des patrons qui n'ont pas beaucoup d'humanité eux non plus. On veut qu'ils aient, au moins psychologiquement, ce "confort" de ne pas avoir peur de perdre leur emploi. On veut également qu'au niveau financier ils aient le temps de se retourner, que les aides ne leur soient pas coupées une fois les obsèques faites. Également, qu'au niveau des charges, on leur laisse le temps de se retourner. C'est plein de choses comme ça", poursuit Corinne Vedrenne.

"Les charges continuent de tomber, mais les revenus du foyer baissent"

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Sans oublier "qu'il y a aussi tout ce qui concerne le pendant. Pendant le combat, à la suite d'un accident, d'une maladie, où bien souvent il y a un des deux parents qui doit arrêter de travailler. Donc ça veut dire que les charges continuent de tomber, mais les revenus du foyer baissent. Il faut aussi pouvoir protéger ces parents-là, les protéger humainement en les aidant financièrement, en gelant toutes ces charges qui tombent (...)."

La présidente d'association espère également un accompagnement psychologique des parents. Qu'il puissent "ne pas se sentir seuls." Pour elle, "un accompagnement semble tout à fait légitime." Avec d'autres associations, Corinne Vedrenne participe à un colloque, mercredi 12 février, à l'Assemblée nationale.

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