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Aux élections municipales, LaREM se prépare à la catastrophe

ÉDITO - Le défi se rapproche pour la majorité présidentielle. Comment l’emporter, même en partie, aux élections municipales ? À 12 jours du premier tour, le pessimiste est plus que jamais en marche…

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Aux élections municipales, LaREM se prépare à la catastrophe Crédit Image : Bertrand GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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L'Edito Politique - Olivier Bost
Olivier Bost
édité par Marie-Pierre Haddad

Les élections municipales dans 12 jours risquent d’être une catastrophe électorale pour La République En Marche. C’est ce que de plus en plus de responsables de la majorité redoutent. J’ai fait un test ces derniers jours. J’ai posé une question très simple à plusieurs ministres et à des responsables de la majorité : quelles grandes villes ou villes moyennes, un candidat La République En Marche peut-il gagner ?

Je parle bien d’un candidat En Marche, pas d’un candidat soutenu par le parti présidentiel. Tous ces ministres ont marqué une longue pause, ont réfléchi et sont restés silencieux. Ils ne prennent plus aucun risque.
 
Mais LaREM n’a pas un seul maire sortant. Mais zéro + zéro = zéro. C’est une chose de partir de zéro, s’en est une autre de rester à zéro. En fait, en cherchant bien ces ministres oublient quand même leur collègue, Gérald Darmanin. Il est candidat LaREM à Tourcoing, presque 100.000 habitants.

Une bérézina annoncée ?

Le Premier ministre Édouard Philippe pour qui ça s’annonce plus compliqué n’est pas adhérent à En Marche. En fait, LaREM ne pourra afficher des victoires quasiment que là où il a appliqué sa stratégie du coucou. Le parti soutient autant de candidats, de divers horizons qu’il en présente. Et dans ceux qu’il soutient, comme à Toulouse, il est sûre de gagner. Mais franchement, pour reprendre cet exemple : Toulouse ne sera pas considéré comme une ville LaREM au lendemain du second tour. Puisque le maire est Républicain.
 
C’est une bérézina annoncée ? C’est ce que commence à redouter de plus en plus ouvertement des responsables de la majorité. "L’étiquette LaREM n’est pas très porteuse en ce moment", ironise un ministre. Tous les jours, en ce moment il y a de nouveaux sondages et tous donnent la même tendance.

Même dans des villes ou les candidats font la course en tête, la victoire n’est pas acquise

Olivier Bost
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Les candidats LaREM ne sont pas dans la course, loin derrière en 3èm, en 4ème ou même 5ème position. 8% des intentions de vote à Marseille, 11% à Bordeaux et à Metz, 14% à Lille, 13% à Perpignan, 7% à Montpellier, 6% à Dijon, 5% à Reims. Dans un sondage tout frais ce matin pour L’Union - L’Ardennais par Ifop/Fiducial, 4% pour le candidat LaREM à Saint-Etienne, 4% à Avignon. 

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J’arrête avec les chiffres mais même dans des villes ou les candidats font la course en tête à Lyon ou à Strasbourg par exemple, la victoire n’est pas acquise. À Lyon, les stratèges d’En Marche craignent que les dissidents, la droite et les écolos, se mettent d’accord pour leur faire perdre la ville et la métropole. Et ce n’est pas mieux à Grenoble, Besançon, Orléans, Poitiers, Nantes, Rennes et compliqué aussi à Villeurbanne.

Une cure de modestie au sein de la macronie

Donc c’est la catastrophe annoncée. Qu’est-ce que ça provoque déjà dans la majorité ? Un gros doute sur la stratégie et c’est plus embêtant sur le comportement de l’électorat. Dans beaucoup de villes; les 2/3 voir plus d’électeurs d’Emmanuel Macron en 2017 retournent au bercail.

Ils reviennent à la droite ou à la gauche. À ce qu’ils connaissent localement, c’est ce qui interroge sur la stratégie déployée par le parti présidentiel pour ce scrutin local. "Il ne fallait pas jouer les conquérants. Il y a un an au lendemain des européennes plus forts que tout le monde", attaque un responsable de la majorité. 

Il fallait faire des alliances et accepter d’être plus ouverts. Ne pas aller aux casses pipes aussi parfois contre leurs propres alliés comme le MoDem. Une cure de modestie est en train de toucher la macronie. Le plus important pour La République En Marche, c’est désormais le nombre global d’élus municipaux qu’ils soient dans une équipe ou dans l’opposition.

L’objectif est très raisonnable. 10.000 élus dans 3 semaines. Vous savez combien il y a d’élus municipaux en France ? Plus de 500.000. C’est vous dire si cet objectif de 10.000 est modeste. Et c’est comme ça qu’En Marche au soir du second tour sera peut-être le 4ème parti de France.

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