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Haute-Vienne : une rencontre entre élus et "gilets jaunes" tourne au pugilat

Organisée par le "Collectif citoyens 87" en Haute-Vienne, la réunion a mal tourné : des coups ont été échangés, avant l'arrivée de la police.

Des "gilets jaunes" rassemblés à Marseille samedi 8 décembre 2018
Des "gilets jaunes" rassemblés à Marseille samedi 8 décembre 2018
Crédit : Hugo Hamelin RTL
Leia Hoarau & AFP

Une rencontre entre des "gilets jaunes" et des élus locaux de Haute-Vienne mardi soir a tourné au pugilat entre "gilets jaunes", provoquant au final l'intervention de gendarmes pour éviter de nouveaux débordements, a constaté un correspondant de l'AFP.

La rencontre dans un restaurant de Saint-Just-le-Martel, près de Limoges, avait été organisée par un "Collectif citoyens 87", dont des membres sont à l'origine de la toute première opération escargot le 17 novembre à Limoges. Une quinzaine d'élus locaux de diverses tendances (Parti communiste, Debout la France, parti socialiste, République En Marche, Les Républicains, le Mouvement radical, Rassemblement national) étaient présents.

La situation a dégénéré vers 20h, lorsque des "gilets jaunes" appartenant à d'autres mouvements, non conviés, ont tenté de pénétrer dans la salle mais ont été refoulés par des vigiles prévus pour l'occasion.

Des coups donnés et rendus

Un des organisateurs de la réunion est venu à leur rencontre, et une discussion animée s'en est suivie, puis quelques coups. Un protagoniste a pris un coup de casque de moto sur la tête par un motard qui, peu auparavant, avait lui-même été frappé à terre. 

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Le groupe extérieur d'une dizaine de personnes a finalement quitté les lieux. Des gendarmes, prévenus, sont intervenus pour éviter un nouveau débordement.

"Une violence qui tourne en ridicule le mouvement"

Dans l'autre groupe, un membre de "Gilets jaunes unis 87", témoin des faits et qui a assuré "condamner toute forme de violence", a pour sa part affirmé qu'on "voulait seulement savoir en quel nom ils organisaient cette réunion". "Ces gens-là ne sont pas représentatifs du mouvement, ils n'ont aucune légitimité. Ils se disent apolitiques et organisent des réunions avec des politiques. C'est évident que ça allait finir comme ça", a-t-il déclaré.

Un autre groupe, absent à la réunion, a "regretté qu'on en soit arrivé là. Je ne cautionne pas cette violence qui tourne en ridicule le mouvement. Ce qu'on leur reproche, c'est d'organiser des événements comme ça sans prévenir les autres", a commenté Valérie Bathias, du groupe "87 Colère".

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