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TikTok : les autorités alertent sur le canular du faux meurtre, deux ados interpellées

Un canular lancé sur TikTok incite les internautes à prétendre participer à un meurtre en envoyant des SMS inquiétants à plusieurs destinataires. Deux adolescentes ont été interpellées par la gendarmerie.

TikTok (illustration)
TikTok (illustration)
Crédit : Lionel Bonaventure / AFP
Florise Vaubien & AFP

Un nouveau défi lancé sur TikTok inquiète les autorités. Le but du jeu : envoyer à un numéro tapé au hasard un message inquiétant, type : "T'es où ? J'ai le corps" ou "C'est bon, j'ai attaché le gars dans la cave, je te laisse faire le reste ...". Les participants sont ensuite invités à publier les réponses sur le réseau social

"Depuis quelques jours, un phénomène de canular est apparu sur TikTok consistant à inciter les utilisateurs à envoyer un SMS inquiétant depuis leur téléphone portable à un numéro inconnu", alerte un post Twitter de CyberGEND, réseau des enquêteurs numériques et des acteurs de la prévention et de la protection numériques de la Gendarmerie nationale. 

Un défi qui se sera soldé par des poursuites devant la justice, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Deux adolescentes de 15 et 17 ans des Alpes-Maritimes seront ainsi convoquées devant un juge pour enfants après leur participation à ce challenge. 

"T'es où ? J'ai le corps"

Compte tenu de la gravité des faits, "une alternative aux poursuites, du type stage de citoyenneté, nous semblait une réponse insuffisante", a précisé Fabienne Atzori, procureure de la République de Grasse. "La convocation devant un juge permettra de remettre les choses à leur place", a-t-elle estimé. 

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Retour sur les faits : les jeunes filles avaient envoyé des messages faisant croire à leur implication dans un meurtre à plusieurs numéros. "T'es où ? J'ai le corps", pouvait-on lire dans les colonnes du quotidien Nice Matin, qui a révélé cette information. Or, "certains destinataires ont lancé l'alerte, et cela a mis en oeuvre les moyens de la gendarmerie pour identifier les auteurs" des textos, a expliqué Mme Atzori. 

Les gendarmes avaient rapidement retrouvé la trace des mises en cause : les forces de l'ordre étaient intervenues à leur domicile en début de semaine. En conséquence, les deux adolescentes devront répondre à des faits de "fausse alerte faisant croire à un sinistre" et encourent en théorie jusqu'à deux ans de prison. 

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