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Tentative de meurtre par des agents de la DGSE : quel est le profil de la victime ?

ÉCLAIRAGE - Marie-Hélène Dini, 54 ans, a été la cible d'une tentative de meurtre pour laquelle six hommes ont été arrêtés, dont quatre militaires. Elle ne comprend pas pourquoi elle était ciblée.

Le siège de la DGSE, à Paris (illustration)
Le siège de la DGSE, à Paris (illustration)
Crédit : AFP / Martin Bureau
Tentative de meurtre par des soldats de la DGSE : le profil de la victime
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Tentative de meurtre par des soldats de la DGSE : le profil de la victime
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Thomas Prouteau - édité par Paul Turban

Une femme de 54 ans visée cet été par une opération d'agents de la DGSE, le renseignement extérieur. Six hommes ont été arrêtés dont quatre militaires. Ils affirment avoir eu pour mission d'assassiner Marie-Hélène Dini. La DGSE dément toute implication. La victime ne comprend pas pourquoi elle a été la cible d'une telle tentative

Marie-Hélène Dini affirme avoir la vie de "Madame Tout-le-monde". Elle travaille dans un domaine mal connu, mais en plein expansion : le coaching en entreprise. Elle réalise des prestations privées qui promettent un mieux-être au travail, avec un cocktail de techniques parfois controversées : hypnose, psychothérapie, conseil...

La cheffe d'entreprise, qui a 15 salariés, a monté ces dernières années un syndicat pour améliorer l'image et encadrer la profession. A-t-elle dérangé dans ce milieu où certains coachs sont de véritables stars, à la limite des gourous ? C'est en tout cas l'hypothèse privilégiée par la Bridage criminelle de Paris. 

L'hypothèse d'une opération secrète de la DGSE est, semble-t-il, écartée. Mais même s'il s'agit d'un conflit professionnel, Marie-Hélène Dini est estomaquée par les moyens mis en oeuvre. "C'est impressionnant, confie-t-elle. Si dès qu'on a une société qui monte ou qu'on essaie de rassembler une profession, on a un contrat sur notre tête, on se demande si on n'est pas dans un état de non-droit".

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Les enquêteurs n'ont absolument aucun doute sur le fait que c'est bien elle qui était visée. Il n'y a pas d'erreur : les mis en cause l'ont avoué spontanément. En revanche, les policiers cherchent toujours le mobile et le commanditaire de ce véritable contrat digne d'un film noir qui mêle soldats d'élite, barbouzards et détectives privés. 

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