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Strasbourg : 18 mois de prison avec sursis pour un policier ayant matraqué une "gilet jaune"

Le parquet avait requis 12 mois de prison avec sursis. La manifestante de 62 ans a eu une dizaine de points de suture au crâne.

Le tribunal de Strasbourg
Le tribunal de Strasbourg
Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
Chloé
Chloé Richard-Le Bris
Journaliste

Un gardien de la paix a été condamné mardi 23 juin à dix-huit mois de prison avec sursis simple par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour avoir matraqué une manifestante "gilet jaune" en janvier 2019.

La peine est assortie de cinq ans d'interdiction de port d'arme et d'une inscription au casier judiciaire. Le parquet avait requis douze mois de prison avec sursis. Selon le rapport de la délégation de Metz de l'IGPN, le gardien de la paix, âgé de 47 ans et identifié comme étant l'auteur du coup de matraque, "n'était pas menacé directement ou personnellement par un manifestant ou par la victime" lors de la manifestation qui s'était déroulée dans le centre-ville de Strasbourg, le 12 janvier 2019 et s'était soldée par des heurts avec les forces de l'ordre.

La manifestante avait eu une dizaine de points de suture au crâne

La manifestante, âgée de 62 ans, et qui n'était pas armée, a eu une dizaine de points de suture à l'arrière de la tête. Le procureur, Alexandre Chevrier, a pointé "une violence totalement disproportionnée" de la part de ce policier. "Il a manqué à ses devoirs et à son serment, il rabaisse l'institution qu'il est censé servir", a accusé le procureur, tout en reconnaissant un "contexte de violences ce jour-là et sans doute de ‘fatigue’".
 
Il a réclamé "une réprobation sociale claire". Le gardien de la paix à la brigade d'intervention a expliqué devant le tribunal avoir été stressé. Il a admis "le caractère illégitime de l'action" et reconnu avoir administré un coup de matraque, affirmant ne pas se souvenir du reste.

Au vu des images de vidéosurveillance, le parquet a pour sa part retenu "deux coups de matraque" et "on le voit esquisser deux coups de pied au sol". L'avocate du gardien de la paix, Christine Meyer, a mis en avant "le stress et la tension extrême" pendant la manifestation ayant abouti à "ces gestes regrettables". "Vous avez frappé par plaisir", a pour sa part affirmé l'avocat de la manifestante, Renaud Bettcher, selon qui la peine prononcée fait risquer au gardien de la paix la radiation de la police.

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