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Propos racistes lors d'une interpellation : une plainte pour violences policières déposée

L'homme qui avait essuyé des propos racistes de la part de policiers qui l'interpellaient en Seine-Saint-Denis fin avril, affirme avoir subi des violences de leur part et a porté plainte samedi 9 mai.

La police nationale (Illustration).
La police nationale (Illustration).
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Sarah Rozenbaum & AFP

Samir, 28 ans, ouvrier dans le bâtiment de nationalité égyptienne, qui avait essuyé des propos racistes de la part de policiers en Seine-Saint-Denis dans la nuit du 25 au 26 avril a porté plainte samedi 10 mai pour violences policières. Il dénonce des "violences volontaires ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail, ndlr)" et à caractère raciste.

Cet habitant de Seine-Saint-Denis, sans papiers et qui vit depuis plus de 10 ans en France, porte également plainte pour "violation de liberté individuelle" et "destruction de bien privé", son téléphone portable ayant été détruit par un policier.

Cette nuit-là, Samir se serait jeté dans la Seine par "peur de violences policières"  indique son avocat Arié Alimi. Étant en "irrégularité administrative" sur le territoire français, son client se trouvait de surcroît dans le véhicule d'un ami conduisant en état d'ébriété, a précisé l'avocat. 

Propos racistes des policiers audibles sur une vidéo

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux permet d'entendre les propos racistes des policiers lors de l'interpellation, deux d'entre eux ayant depuis été suspendus, puis des cris de douleur, accompagnés de rires semblant émaner des fonctionnaires.

À écouter aussi

Les autorités judiciaires avaient indiqué que les policiers poursuivaient deux hommes soupçonnés de vol sur un chantier à Asnières-sur-Seine, commune limitrophe de L'Île-Saint-Denis. Mais l'enquête a été classée sans suite.

Menotté dès son arrivée sur la rive opposée du fleuve, le jeune homme aurait reçu "de nombreux coups de pied, poing et matraque, de la part de sept ou huit" fonctionnaires, incriminant "en premier lieu" le commissaire divisionnaire d'Asnières, un officier déjà condamné pour "non-empêchement de délit" dans une autre affaire de violences policières. Arrêté peu avant 2h00, le jeune homme sera finalement libéré vers 17h20 le 26 avril.

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