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Mort d'Alisha dans le Val d'Oise : quelles conditions de détention pour les suspects ?

Les deux meurtriers présumés de la jeune fille de 14 ans retrouvée morte lundi à Argenteuil ont été placés dans le quartier mineur d'une maison d'arrêt d'Île-de-France.

Un surveillant de prison (illustration).
Un surveillant de prison (illustration).
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Mort d'Alisha dans le Val d'Oise : quelles conditions de détention pour les suspects ?
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Thomas Prouteau
Journaliste

Les deux meurtriers présumés d'Alisha, une adolescente de 14 ans retrouvée morte noyée à Argenteuil le lundi 8 mars, ont passé une première nuit en prison après avoir été mis en examen pour "assassinat". Les deux suspects sont un garçon et une fille de 15 ans. Dans cette affaire, le juge a retenu la préméditation car la victime a été prise dans un piège avant d'être battue et jetée dans la Seine.

"Ils n'ont pas fait part d'un remords immédiat" expliquait le procureur de Pontoise mercredi tandis que Me Berton, qui défend le jeune homme suspecté, a affirmé que son client avait pris conscience de son acte : "J'ai rencontré un garçon complètement effondré, en larmes, qui se dit que jamais il n'aurait dû faire ça". "Je défends un gamin qui mesure 1,60m, qui pèse 50 kilos, qui n'a jamais fait parler de lui, n'a jamais eu le moindre acte de violence. C'est incompréhensible et il dort en prison peut-être pour un long moment" a-t-il ajouté.

Chacun des deux suspects a été conduit dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 mars dans le quartier mineur d'une maison d'arrêt d'Île-de-France, un établissement pour hommes pour le garçon et pour femmes pour la jeune fille. Un quartier mineur est une aile ou parfois un simple couloir dédié dans une prison pour adultes.

Un accès à l'enseignement garanti

Les conditions de détention y sont cependant différentes puisque l'encellulement individuel est la règle, ce qui est le cas partout en France sauf à Nanterre où quelques matelas sont posés au sol. 

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L'accès à l'enseignement est garanti dans les quartiers mineurs avec, en théorie, 12 heures par semaine au minimum. Mais en pratique, selon l'Observatoire international des prisons, c'est loin d'être toujours le cas et il faut parfois attendre plusieurs semaines pour obtenir un programme de cours. Malgré l'épidémie, les cours en présentiel pour les mineurs ont été maintenus. 

Pour le reste, les cellules sont les mêmes que pour les majeurs avec un lit, une table, une télévision et une petite fenêtre où les jeunes détenus passent la majorité de leur temps. 

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