1 min de lecture Urgences

Décès aux urgences à Lunéville : "On est dans l'attente de tout", déplore la fille de la victime

DOCUMENT RTL - Deux mois après la mort d'une femme à qui le Samu n'avait pas jugé utile d'envoyer une ambulance, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), sa fille est toujours "dans l'attente pour faire le deuil".

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Meurthe-et-Moselle : la fille de la femme morte devant les urgences désemparée Crédit Image : Capture d'écran Google street view | Crédit Média : RTL | Date :
Générique 6
Samuel Goldschmidt et Sarah Duhieu

Le Samu a-t-il bien évalué l'urgence de la situation ? Le dimanche 17 mars, un opérateur avait invité une femme de 56 ans à se rendre à l'hôpital par ses propres moyens alors qu'elle souffrait de douleurs insupportables après une opération subie seulement quatre jours plus tôt. Elle était décédée à son arrivée à la clinique de Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Sa famille, qui a porté plainte, est aujourd'hui désemparée.

"On va attaquer un troisième mois et on ne saura toujours rien, aucun résultat", dénonce ce vendredi 10 mai Olivia, la fille de la victime, au micro de RTL. "Nous n'avons pas encore l'autopsie, on ne sait rien, on est dans l'attente de tout. Dans l'attente pour les papiers, dans l'attente pour faire le deuil".

Ce jour-là, les secours décident de ne pas envoyer d'ambulance au village de Barbas, à 30 minutes de Lunéville. "L'interlocuteur du Samu a voulu parler à ma maman après avoir parlé à ma tante", raconte-t-elle. "Il lui a dit de venir par ses propres moyens, donc ma tante a pris sa voiture et a emmené ma mère aux urgences sur Lunéville. Peut-être que pour eux ce n'était pas alarmant, mais les faits sont là : à l'heure actuelle, elle n'est plus là".

"Nous avons ouvert une procédure d'enquête pour recherche des causes de la mort", a indiqué à l'AFP le procureur François Pérain. Selon nos premières informations, le Samu a respecté ses procédures après un dialogue direct avec la patiente. L'autopsie, elle, n'a pas encore donné tous ses résultats. La police a saisi le dossier médical de la patiente et l'enregistrement de l'appel. 18 mois après le calvaire de Naomi Musenga, l'efficacité des services d'urgence pose à nouveau question.

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