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"Martyre de l'A10" : au procès, des experts détaillent les morsures subies par Inass Touloub

Au procès des parents d'Inass Touloub, surnommée la "martyre de l'A10", l'audience a repris jeudi 5 novembre après le malaise de la mère. Des experts en odontologie ont détaillé les morsures relevées sur le corps de la fillette retrouvée morte en 1987.

Ce croquis d'audience, réalisé le 2 novembre 2026, montre la mère d'Inass Touloub, Halima El Bakhti (à droite), s'exprimant aux côtés du père, Ahmed Touloub, lors de leur procès pour leur fille Inass

Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP

Cindy Hubert & AFP

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L'audience a repris jeudi 5 novembre au procès des parents d'Inass Touloub, retrouvée morte à l'été 1987 au bord de l'A10, au lendemain du malaise de sa mère après la diffusion de photos du corps de la fillette de 4 ans. Après son malaise de la veille, Halima El Bakhti, âgée de 72 ans, est revenue aux alentours de 9h30, après avoir passé la nuit en observation aux urgences.

Elle est jugée depuis lundi par la cour d'assises du Loir-et-Cher à Blois pour torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, au côté du père de l'enfant, Ahmed Touloub, 74 ans, qui comparaît pour complicité. 

Elle s'est effondrée mercredi, après l'exposé d'une médecin légiste listant les lésions constatées sur le corps de la fillette et la diffusion des photos du corps martyrisé. Ce jeudi après-midi, deux experts en odontologie ont détaillé sept morsures, sur la vingtaine constatée, selon eux "perpétrées par des agresseurs différents" 

C'est rare de voir ce genre de spécialistes à la barre. C'est dire à quel point ce dossier est insoutenable d'abord, mais aussi compliqué, car si la grande sœur d'Inass, 9 ans à l'époque, s'est bien souvenue de sa mère mordant la petite, l'accusée a toujours nié. C'est donc la mission de ces experts : déterminer qui est à l'origine des 27 morsures retrouvées partout sur le corps de l'enfant. "Les morsures étaient humaines. Un animal ne va jamais mordre une poitrine ou un thorax habillé", a déclaré l'un des professionnels à la barre. 

Des moulages dentaires

De nouvelles photos, tout aussi éprouvantes, ont été diffusées, témoignant de morsures "violentes" et "infligées sur un certain temps" à divers endroits du corps. Des images insoutenables pour les jurés, tandis que certains ont dû quitter la salle. Halima El Bakhti, alors courbée et la tête baissée, n'a cette fois regardé aucun des clichés diffusés. 

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Les experts ont travaillé notamment à partir de ces clichés, avant d'aller en prison faire des moulages dentaires des accusés pour comparer. Là est tout le problème d'une affaire vieille de 40 ans. Les accusés ont eu entre temps des prothèses. Ils n'ont pas la même dentition qu'en 1987. 

Seule certitude, ces morsures n'ont pas été infligées par le père de famille. Pour la mère, ils peuvent simplement parler de probabilités certaines. Toute la journée, l'accusée est restée prostrée. Son interrogatoire, très attendu, est prévu vendredi.

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