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Les infos de 12h30 - Meurtre de Julie Douib : l'accusé nie la préméditation

Interrogé devant les assises de la Haute-Corse pour le meurtre de son ex-compagne, l'homme évoque toujours un accident. Il n'a exprimé aucun regret quant à son geste.

Image d’une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Image d’une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
RTL Midi du 15 juin 2021
24:50
RTL Midi du 15 juin 2021
24:49
Anne Le Henaff
Anne Le Henaff
Journaliste

Son audition a duré près de 2 heures 30 ce mardi 15 juin. L'ancien compagnon de Julie Douib, jugé pour son assassinat devant les assises de la Haute-Corse, continue de nier toute préméditation dans ce crime. Certes, il était armé lorsqu'il s'est rendu chez elle le 3 mars 2019, mais persiste à dire qu'il s'agissait d'un accident et ce, sans aucun mot de regret.

"Mes excuses et mes regrets, je les garde pour mes enfants", répète l'accusé, vêtu d'un tee-shirt noir et d'un masque de la même couleur, debout, les mains dans le dos. "Vos enfants ont perdu leur mère, mais dans la salle il y a les Douib qui ont perdu leur fille, leur sœur, vous avez quelque chose à leur dire", lui demande alors une juge. "Non, je n'ai rien à leur dire", rétorque l'homme, sans un regard.

"Cela fait deux ans et deux mois que je n'ai pas vu mes enfants, je ne peux pas". Ses enfants, dit-il, sont bloqués là-haut chez leurs grands-parents, isolés. "Je vais tout faire pour les récupérer, je vais lancer une procédure. Je leur ai enlevé leur mère, ma priorité maintenant est de ne pas tout leur enlever", poursuit-il.

Un contexte conflictuel, mais pas violent selon l'accusé

Sur le fond, et malgré tous les témoins, il persiste : "Jamais je n'ai voulu la tuer". L'avocate générale lui demande s'il avait tiré la veille dans son jardin : "Non. Il n'y a jamais eu de menaces de mort, je ne la traquais pas, je ne lui ai jamais mis de gifle ou de coup de poing. C'est vrai que c'était très conflictuel, mais bon...", lui répond-il alors.

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"Vos enfants, c'est quand même des violences qu'ils ont entendues", poursuit l'avocate générale, ce à quoi l'accusé répond "oui". "Ce sont des violences qu'ils ont vues". "Oui", admet-il avec une voix un peu plus faible. "Et c'est le sang de leur mère qu'ils ont vu sur votre pantalon". L'homme ne réagit pas à cette question et l'avocate générale se rassoit dans le silence le plus total qui règne dans la salle du palais de justice de Bastia.

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