1 min de lecture Justice

Hauts-de-Seine : un policier suspecté de faire partie d'un réseau pédocriminel

Un policier des Hauts-de-Seine a été renvoyé devant la cour criminelle des Yvelines pour viols sur mineurs et enregistrement d'images pédopornographiques dans le cadre d'un réseau pédocriminel de la région d'Angers.

Un agent de la police nationale (illustration)
Un agent de la police nationale (illustration) Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

L'homme avait fait l'objet d'une note sur Pharos, la plate-forme de signalement de contenus illicites. Un policier des Hauts-de-Seine est soupçonné d'agir dans le cadre d'un réseau pédocriminel de la région d'Angers. Il a été renvoyé devant la cour criminelle des Yvelines pour viols sur mineurs et détention, diffusion et enregistrement d'images pédopornographiques, a-t-on appris vendredi 15 janvier auprès du parquet de Versailles.

C'est lors d'une enquête portant sur un Angevin de 27 ans que le fonctionnaire a pu être identifié. L'examen des fichiers informatiques de l'accusé angevin a permis de remonter jusqu'au policier qui travaillait à Nanterre, a précisé l'avocate d'une des parties civiles dans ce dossier, Me Carole Foissy.

Les enquêteurs ont alors pu identifier un peu plus d'une quinzaine de victimes présumées du policier francilien, dont des fratries. Les enfants avaient tous moins de 5 ans au moment des faits et faisaient partie de l'entourage du policier, a ajouté Me Foissy.

Le policier sera jugé devant la cour criminelle des Yvelines en mars. L'Angevin, quant à lui, a été renvoyé lui aussi devant les assises pour une série de viols et d'agressions sexuelles aggravées, entre 2010 et 2018.

Des cours expérimentales pour juger les faits

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Issues de la réforme de la justice de mars 2019, ces cours expérimentales composées de cinq magistrats professionnels, mais sans jury populaire, jugent des crimes passibles de quinze à vingt ans de prison. Ce choix est en partie motivé par le caractère "insoutenable" des photos et vidéos des viols qui risquait de "faire perdre 3 ou 4 jurés par jour (...) qui ne voudraient pas revenir" dans une cour d'assises classique, a déclaré l'avocate.

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