2 min de lecture Justice

Financement du terrorisme : 29 personnes placées en garde à vue en France

55 perquisitions ont abouti à 29 placements en garde à vue dans un réseau de financement du terrorisme, a annoncé le parquet national antiterroriste ce mardi 29 septembre.

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Coup de filet antiterroriste en France : ce que l'on sait Crédit Image : Martin BUREAU / AFP | Crédit Média : Thomas Prouteau / RTL | Durée : | Date :
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Paul Turban et AFP

C'est un coup de filet d'ampleur qui s'est abattu sur la sphère du financement du terrorisme. Après avoir mené "55 perquisitions dans 26 départements différents", le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé le "placement en garde à vue de 29 personnes", suspectées de financement du terrorisme

Selon un communiqué du Pnat, ces 29 personnes, "âgées de 22 à 66 ans", "sont suspectées pour la plupart d'avoir injecté des fonds dans le réseau au bénéfice de proches se trouvant en Syrie." Deux d'entre eux seraient les "chevilles ouvrières" de cette entreprise de financement du terrorisme

Cela fait suite à "une enquête préliminaire ouverte le 24 janvier 2020 pour financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste criminelle, à la suite de la détection par Tracfin (service de renseignement spécialisé dans les circuits financiers clandestins, ndlr) d'un circuit sophistiqué de transferts de fonds à des jihadistes français encore présents en Syrie."

Deux jihadistes français à l'origine

Ce réseau est "actif depuis l'année 2019 et repose principalement sur l'achat, en France, de coupons de cryptomonnaie dont les références ont été transmises par messagerie sécurisée à des jihadistes présents en Syrie, puis crédités sur des plateformes de bitcoins", a expliqué le Pnat. 

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"Deux jihadistes français" ont été identifiés comme les créateurs de ce réseau, "Mesut S. et de Walid F., tous deux âgés de 25 ans". "Ayant rejoint ensemble la Syrie en 2013, ils sont suspectés d'être des membres du groupe terroriste Hayat Tahrir Al-Sham (HTS) affilié à Al-Qaïda et sont visés par un mandat d'arrêt à la suite d'une première condamnation à une peine de 10 ans d'emprisonnement, prononcée le 10 avril 2016, en leur absence, par le tribunal correctionnel de Paris", détaille le Pnat. 

De l'argent destiné à secourir des enfants ?

"Les autorités judiciaires savent pertinemment que, sans cette aide matérielle, les enfants (se trouvant dans les camps en Syrie, ndlr) sont exposés directement à un risque de mort", a réagi Maître Marie Dosé, avocate de plusieurs personnes en garde à vue. 

"On est en train de refuser de rapatrier ces enfants et d'interdire aux familles de leur apporter un minimum d'aide", a-t-elle ajouté, soulignant que ces familles n'avaient "pas le choix d'envoyer autrement de l'argent" à leurs proches. 

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