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Eure : cinq policiers jugés pour propos racistes, notamment envers un collègue

Ce vendredi 3 septembre, cinq policiers ont comparu devant le tribunal de police d'Évreux pour propos racistes. Des injures qui visaient notamment l'un de leurs collègues noir.

Statue de la déesse de la Justice équilibrant la balance. (Illustration)
Statue de la déesse de la Justice équilibrant la balance. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Cinq policiers jugés pour racisme à Évreux
01:29
Cinq policiers jugés pour racisme à Évreux
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Guillemette Franquet - édité par Florise Vaubien

Dans l'Eure, cinq policiers ont comparu devant le tribunal de police d'Évreux ce vendredi 3 septembre. Ils sont accusés d'avoir tenu des propos racistes qu'ils échangeaient sur un groupe WhatsApp. Des injures qui visaient certains magistrats et même l'un de leurs collègues noir. L'affaire remonte à décembre 2019 : tous les agents ont depuis été renvoyés de la police. 

Pendant l'audience, l'un des prévenus, Gilles, 47 ans, a répondu aux questions d'une voix forte et assurée. C'est le seul à avoir exprimé sa vision de la société, une vision particulièrement communautaire. 

Selon lui, la France est multiraciale et donc multiraciste. Gilles s'est présenté comme une victime en tant que "mâle blanc, hétérosexuel, cisgenre" devant une salle qui bruisse, mais l'homme assume. Lorsque l'avocate d'une victime lui demande de s'exprimer sur sa vision des femmes, il hésite puis rit, gêné devant la cour. 

Des amendes allant de 150 euros à 1.000 euros

Les autres accusés se sont eux montrés beaucoup moins combatifs : le plus jeune policier, 19 ans, se dit honteux et présente ses excuses. Un autre prévenu regrette d'avoir planté un couteau dans le dos de son collègue noir qu'il a insulté. Ce quadragénaire dit s'être laissé emporter par le climat raciste au sein de la police

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Une audience marquée par des regrets mais aussi par des échanges parfois musclés. Lorsque l'avocat de SOS racisme a interpellé le premier prévenu sur sa fierté d'être normand, Gilles l'interrompt. Me Marc François élève le ton : "C'est peut être le problème : il faut laisser les gens parler". Et de conclure : "Ce n'était pas la police, vous étiez déjà raciste avant"

Dans l'attente du jugement, le procureur de la République a requis des amendes allant de 150 euros à 1.000 euros.  

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