2 min de lecture Faits divers

Étudiant immolé à Lyon : la victime est toujours plongée dans un coma artificiel

Une cagnotte de soutien pour l'étudiant a été lancée sur Internet. Toujours dans le coma, son état est stable, ont indiqué ses proches.

Une manifestation d'étudiants devant le CROUS à Lyon
Une manifestation d'étudiants devant le CROUS à Lyon Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Lilas Fournier et AFP

"Anas est en coma artificiel et son état se stabilise", a annoncé Louise Bihan, amie d'Anas et, comme lui, militante au syndicat Solidaires de l'université Lyon 2. L'étudiant de 22 ans en sciences politiques, originaire de Saint-Étienne, avait ému la France en s'immolant par le feu, devant le siège du Crous le 8 novembre dernier. Un geste désespéré pour dénoncer sa précarité et celle d'autres étudiants. 

Brûlé à 90%, il a été hospitalisé pour "brûlures graves" et placé en coma artificiel. Ses proches ont confié lundi 18 novembre qu'il se trouvait dans un "état stationnaire". Son entourage a créé un compte de soutien sur les réseaux sociaux, avec l'accord de la famille, ainsi qu'une cagnotte en ligne.

"Anas est plongé sous anesthésie profonde depuis son arrivé à l'hôpital. Son état est stationnaire depuis quelques jours. Il s'accroche et se bat", ont indiqué ses proches sur Internet.

Un acte "à la portée politique"

L'étudiant avait évoqué ses difficultés financières et dénoncé la précarité des étudiants dans une lettre partagée sur Facebook avant de s'immoler. Il avait perdu sa bourse en "triplant" sa deuxième année de licence.

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Son acte, "à la portée politique", a entraîné l'organisation de manifestations sur les campus de Lyon, Paris et Lille la semaine dernière. 800 personnes s'étaient réunies devant le Crous de Lyon pour dénoncer la précarité grandissante des étudiants.

 

Des organisations syndicales avaient été reçues le 14 novembre par Gabriel Attal, secrétaire d'État en charge de l'Éducation nationale et de la jeunesse. Il avait déclaré la veille sur RTL que "les jeunes sont la classe d'âge qui vit dans la plus grande précarité et qui a le moins accès à ses droits". Quant aux syndicats, ils ont appelé les universitaires à rejoindre la grève du 5 décembre, une mobilisation qui a pour but de s'élever contrer la réforme des retraites.

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