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Etudiant immolé à Lyon : les syndicats dénoncent "la précarité" à l'université

Les syndicats ont réagi samedi 9 novembre à l'immolation de l'étudiant de 22 ans à Lyon. Ils parlent d'un geste "à la portée politique".

Magland, près de Lyon (Rhône-Alpes.
Magland, près de Lyon (Rhône-Alpes. Crédit : RTL
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Ils dénoncent « la précarité » de "la vie des étudiant-e-s". Les fédérations syndicales étudiantes SUD-éducation et Solidaires ont réagi au geste d’un jeune homme de 22 ans, qui s’est immolé en pleine rue à Lyon, parlant d’un acte "à la portée politique" et non pas seulement « réduit au désespoir ».

"Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu'il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien", note le syndicat qui parle d’une d’une « précarité [qui] s'étend" et "broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s".

Vendredi 8 novembre dans l’après-midi, le jeune homme originaire de Saint-Étienne a été hospitalisé pour brûlures graves, après s’être immolé devant un restaurant universitaire du 7e arrondissement de Lyon. Brûlé à 90%, l’étudiant se trouve « entre la vie et la mort » au Centre des brûlés de l'hôpital Edouard Herriot de Lyon, selon les syndicats. 

Des revendications politiques

C’est la petite amie de la victime qui a alerté les services de secours, après avoir reçu un sms de son compagnon qui la prévenait de son geste. Dans un long message publié sur Facebook, celui-ci avait abordé ses difficultés financières et porté des revendications politiques. Il accusait notamment "Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE" de "[l'avoir] tué".

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"Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui créé des inégalités. [...] Mon dernier souhait, c'est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça", a-t-il publié et dont le texte a été repartagé par le journal Le Progrès.

A l’annonce de ce tragique événement, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, s’est immédiatement rendue à Lyon samedi matin pour rencontrer la présidente de l'université et les équipes du CROUS. Elle a fait part de sa "profonde émotion face à l'acte dramatique" du jeune homme, "auquel elle a adressé ses premières pensées". L’université Lyon 2 a également pris les devants en mettant en place une cellule d’écoute dès mardi prochain, à 14h, sur le campus Porte des Alpes. 

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