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Attentat de l'Hyper Cacher : "J'étais sûre qu'on allait mourir", confie une rescapée

DOCUMENT RTL - Noémie fait partie des rescapés de l'attentat de l'Hyper Cacher de Vincennes le 9 janvier 2015. Cinq ans après les faits, la jeune femme est toujours "très traumatisée" de ce qu'elle a vécu.

L'hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 16 janvier 2015.
L'hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 16 janvier 2015.
Attentat de l'Hyper Cacher : "J'étais sûre qu'on allait mourir", confie une rescapée
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Attentat de l'Hyper Cacher : "J'étais sûre qu'on allait mourir", confie une rescapée
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Thomas Prouteau - édité par Marie Gingault

Mercredi 2 septembres'ouvre le procès des attentats de janvier 2015 qui ont pris pour cible la rédaction de Charlie Hebdo mais aussi l'Hyper cacher de Vincennes. Le 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly tuait quatre personnes. Noémie est l'une des rescapées de cette attaque. Cinq ans après les faits, elle reste "très traumatisée" par ce qu'elle à vécu. 

Cette jeune femme brune, âgée de 27 ans à l'époque, passait "juste faire une course" ce jour-là, quand Coulibaly surgit, armes en main. Noémie fait partie de ceux qui se terrent au sous-sol dans une chambre froide : quatre heures de folle angoisse. "J'étais sûre qu'on allait mourir, c'était clair et net. Un magasin enfermé, sans issues de secours, avec quelqu'un qui semblait fortement armé, car on avait déjà entendu des coups de feu, plus la police qui n'intervenait pas, ce qui veut dire que la situation n'était pas simple. Puis bon, j'avais les images de Charlie Hebdo dans la tête, ça n'aidait pas".

Ils ont bouleversé ma vie

Noémie - Rescapée de l'attentat de l'Hyper Cacher de Vincennes, le 9 janvier 2015.

L'assaut des policiers la libère, "un miracle", selon la jeune femme. Pour sortir, Noémie traverse l'épicerie jonchée de cadavres, la blessure sera profonde. "Ils ont bouleversé ma vie, j'étais infirmière dans un service de réanimation, j'étais confrontée tous les jours au sang, à la mort. À la suite de ça, d'être à nouveau confrontée à la vue du sang, c'était difficile, c'était plus la même chose, c'était plus le même sang, c'était tout de suite associé à l'attaque terroriste et pas à mon métier".

La jeune femme n'a repris le travail que très récemment, dans un simple service de soin. Elle témoignera au procès pour dire sa colère qu'un tel attentat ait pu avoir lieu  : "J'espère que maintenant ce sera différent, que les personnes seront vraiment incarcérées. Et qu'ils seront surtout surveillés s'ils sont relâchés"

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Aujourd'hui, Noémie se reconstruit grâce au regard de son fils, âgé de quelques mois. Un temps, elle a songé à partir en Israël, un projet aujourd'hui remis à plus tard.

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