2 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : "une demi-douzaine" d'attentats "déjoués" ces derniers mois, dit un procureur

VU DANS LA PRESSE - Jean-François Ricard, procureur du Parquet national antiterroriste, a expliqué ce lundi 31 août que "plusieurs attentats ont été déjoués, une demi-douzaine au moins."

Jean-François Ricard, procureur du Parquet national antiterroriste (Pnat) en octobre 2019
Jean-François Ricard, procureur du Parquet national antiterroriste (Pnat) en octobre 2019 Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Paul Turban Journaliste

La crise du coronavirus a quelque peu occulté la menace terroriste. Elle revient sur le devant de la scène avec, à partir de ce mercredi 2 septembre, l'ouverture du procès de 14 suspects dans les attentats de janvier 2015.  "Plusieurs attentats ont été déjoués, une demi-douzaine au moins", a rapporté Jean-François Ricard, procureur du Parquet national antiterroriste (Pnat), sur franceinfo, ce lundi 31 août. 

"La plupart du temps, nos actions sont discrètes, a expliqué Jean-François Ricard, justifiant ainsi l'absence d'information publique sur ces projets d'attentats. Je crois qu'une action antiterroriste réussie est une action dont on ne parle pas, qui reste dans la discrétion. D'autant plus qu'il est particulièrement difficile de travailler sur ces réseaux."

"Nous essayons de casser ces réseaux le plus en amont possible, avant qu'ils ne frappent, car il est difficile une fois qu'ils sont constitués de dire quand ils vont frapper, a précisé le procureur du Pnat. Donc il faut agir vite et bien, conformément au droit.

Le niveau du risque est encore très important

Jean-François Ricard, procureur de Parquet national antiterroriste, sur franceinfo ce lundi 31 août.
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"Le niveau du risque est encore très important, a rappelé au passage le magistrat. Il est de trois ordres. D'abord, exporté, la menace qui vient de la zone irako-syrienne. Certes, elle a faibli avec l'effondrement militaire de l'État islamique, mais celui tient encore les rênes, a encore des moyens colossaux pour agir et nous savons qu'un certain nombre de ressortissants français soit sont libres en Syrie et peuvent agir, soit ont passé la frontière entre la Syrie et la Turquie."

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"Il y a deux autres formes de menace, a ajouté Jean-François Ricard. D'autres ressortissants d'autres États que la France et qui sont des anciens de l'État islamique ont pu passer les frontières, rejoindre le territoire français et mettre en place de nouvelles structures. Une telle structure a été démantelée au début de l'année dans la région de Brest, par la DGSI."

"Enfin, il y a une troisième forme de menace, c'est la menace endogène, inspirée par l'idéologie de l'État islamique, a expliqué le procureur du Pnat. Elle peut atteindre des individus complètement isolés, voire parfois qui présentent un certain déséquilibre mental, et cette menace est particulièrement prégnante." 

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