2 min de lecture Justice

Attaque à la gendarmerie de Dieuze : ce que l’on sait

Un militaire âgé de 19 ans a attaqué au couteau du personnel dans une gendarmerie à Dieuze, en Moselle, lundi 3 février. L'enquête tente de déterminer s'il y a un caractère terroriste dans cette attaque.

La gendarmerie de Dieuze a été la cible d'une attaquer au couteau lundi 3 février
La gendarmerie de Dieuze a été la cible d'une attaquer au couteau lundi 3 février Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Une attaque contre des gendarmes a été perpétrée lundi 3 février à la caserne de Dieuze, en Moselle. Un homme armé d'un couteau a tenté de s'en prendre aux militaires présents, mais a été stoppé par un gendarme qui lui a tiré dessus, le touchant à l'abdomen. Une réaction rapide, même si le tireur a été blessé au bras, qui a pu avoir lieu grâce aux événements ayant précédé l'attaque. 

En effet, la gendarmerie avait reçu en amont un appel téléphonique menaçant de faire "un carnage" au nom de l'État islamique. Dans l'"appel reçu par le centre opérationnel de la Gendarmerie peu avant" l'attaque, l'individu "a déclaré qu'il était militaire, qu'il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu'il se revendiquait de l'État islamique", raconte le procureur de la République de Metz Christian Mercuri.

De fait, c'est bien un militaire âgé de 19 ans et engagé en décembre dernier qui a attaqué la caserne un peu plus tard. Et même si le lien entre ces menaces téléphoniques et l'attaque qui a fait deux blessés n'a pas encore été formellement établi, le parquet de Metz a indiqué lundi soir avoir "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris" (Pnat).

Les gendarmes prévenus en amont

Tout a commencé vers 15h00 avec les menaces téléphoniques reçues par le centre opérationnel. "Prises au sérieux", selon le colonel Nicolas Philippotin, commandant la section de recherches de la gendarmerie de Metz, elles ont été très rapidement transmises à la gendarmerie de Dieuze. Si bien que "quand l'individu a été aperçu, le lien a été fait" et les gendarmes sont immédiatement intervenus, a-t-il expliqué.

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Parvenu à entrer dans la caserne, le militaire a réussi à toucher le gendarme qui lui a tiré deux balles dans l'abdomen pour le neutraliser. Les deux ont été transportés à l'hôpital de Metz.  

Désormais, a expliqué le procureur, les investigations "sur la personnalité (de l'assaillant), sa famille, ses relations, ses fréquentations, ses lectures... permettront de voir si, effectivement, on est dans le contexte d'une radicalisation, de terrorisme" ou s'il s'agit d'une affaire "de pur droit commun avec un passage à l'acte lié à la personnalité".

Le parquet antiterroriste pas encore saisi

Il n'y a donc aucune certitude quant au caractère terroriste de l'acte, bien que la piste ne soit pas écartée du fait de l'appel en amont de l'attaque. La direction de l'enquête a été confiée à la police judiciaire, en collaboration avec la section de recherches de la gendarmerie de Metz. Le Pnat reste de son côté tenu au courant, sans qu'il se soit saisi pour le moment du dossier. 

"Il a été confirmé que l'agresseur est un jeune militaire, en formation initiale depuis 2 mois et actuellement en période probatoire", et qu'il "n'était pas en service au moment des faits", a indiqué la ministre des Armées Florence Parly. Quant au colonel Philippotin, il a salué "les réactions très professionnelles (de ses hommes) qui ont permis d'éviter" le carnage annoncé.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a salué sur Twitter "le sang-froid, le professionnalisme et la réactivité des forces de @Gendarmerie qui sont intervenues pour appréhender l'auteur de l'agression commise dans l'enceinte de la caserne de Dieuze. Soutien à l'ensemble des gendarmes et à leurs familles".

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