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Affaire Troadec : à son procès, Hubert Caouissin fait le récit glaçant de la nuit du massacre

Jugé par la cour d'Assises de Nantes pour avoir assassiné quatre membres de sa belle-famille, Hubert Caouissin a raconté la soirée du quadruple meurtre et s'est défendu de toute préméditation. Un récit froid et saisissant.

Cour d'Assises de Nantes, le 22 juin 2021
Cour d'Assises de Nantes, le 22 juin 2021
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Procès Troadec : "Je suis excité c'est ingérable", le récit glaçant de l'accusé
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Cindy Hubert - édité par Cassandre Jeannin

À Nantes, le procès de l'affaire Troadec se poursuit. Hubert Caouissin est jugé pour avoir assassiné quatre membres de sa belle-famille, sur fond de haine familiale et de magot fantasmé. L'accusé était interrogé ce lundi 28 juin devant les Assises de Loire Atlantique sur le déroulement des faits. Il s'est défendu de toute préméditation et a raconté la scène de manière saisissante.

Vers 22 heures, à la nuit tombée, il se gare près de la maison des Troadec. Il a mis des gants, un bonnet sur la tête. "Je viens faire de l'espionnage, relate-t-il. Je me positionne devant la porte d'entrée, je sors un stéthoscope. J'entends des bruits, j'essaye de les interpréter mais je ne tiens pas en place. J'ai dû prendre un café trop fort, je suis excité, c'est ingérable". 

À 23 heures, la porte de la buanderie s'ouvre, Brigitte la laisse ouverte pour le chat. "J'ai peur, ça turbine dans ma tête mais j'ai l'opportunité d'entrer dans la maison. À 3h45  j'entre, j'ai des palpitations, mes mâchoires tremblent. Pascal et Brigitte descendent en slip et en t-shirt. Pascal a un pied-de-biche, je lui arrache des mains. La suite est confuse, les deux enfants sont là aussi. L'accusé assure qu'il tente alors de se défendre : "J'ai une grosse décharge d'énergie, je frappe." 

À ce moment le silence s'étire dans la cour d'Assises. Est-ce bien ce petit homme en chemisette crâne dégarni dans le box qui a décimé sa famille en quelques minutes ? Hubert Caouissin a ensuite expliqué que sa nuit s'est finie sur un trou noir jusqu'à un flash au petit matin où il a manqué de s'encastrer dans une bretelle sur la route. "À la radio une chanson m'apaise", a-t-il conclu.

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