2 min de lecture Enquête

Affaire Pilarski : ce que l'on sait de la confrontation entre Ellul et la famille d'Elisa

ÉCLAIRAGE - Christophe Ellul a été confronté à la famille de sa compagne décédée, Elisa Pilarski. Les proches de la victime regrettent le déni du propriétaire de Curtis.

Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski et propriétaire du chien Curtis, lors d’une conférence de presse, le 10 novembre 2020 à Bordeaux.
Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski et propriétaire du chien Curtis, lors d’une conférence de presse, le 10 novembre 2020 à Bordeaux. Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Nicolas Barreiro et AFP

"Je le fais piquer". À quoi se référait Christophe Ellul dans ce message envoyé à Elisa Pilarski, juste avant son décès ? Le procureur de la République de Soissons a organisé une confrontation entre la famille de la victime et son ancien compagnon. 

La jeune femme de 29 ans est retrouvée morte le 16 novembre 2019 dans la forêt de Retz, dans l'Aisne. Elle était alors enceinte de six mois lorsqu'elle a succombé à une hémorragie provoquée par les morsures d'un ou plusieurs chiens, entre 13h et 13h30. Christophe Ellul a été mis en examen le 4 mars dans cette affaire, pour "avoir par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (…) involontairement causé la mort" de la jeune femme.

Selon une source proche du dossier, cette confrontation a duré environ trois heures. Malgré le résultat accablant des tests ADN, "ça fait un an et demi (que Christophe Ellul) est dans le déni, qu’il ne sait pas, qu’il ne se rappelle pas" et "qu'il manipule la justice", a regretté sur BFMTV, à la sortie de cette confrontation, l'oncle de la jeune femme, Vincent L.

De nouvelles preuves mais aucune réponse

Au cours de cette rencontre, Christophe Ellul a été confronté à de nouveaux éléments. D'une part, l'expertise a révélé que la victime avait "pris pas moins de 20 photos avec Curtis qui se promène en forêt de Retz, avec elle, en laisse, mais non muselé", a assuré son oncle, précisant que ces images étaient "horodatées (…) cinq minutes avant qu’elle soit attaquée".

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D'autre part, "à 13h45, alors que M. Ellul est en voiture pour gagner la forêt de Retz à la suite de l’appel de détresse de ma nièce à 13h19, il va envoyer un SMS à ma nièce dans les termes suivants : 'Je le fais piquer'. Par ce seul SMS, il reconnaît que son chien est à l’origine du décès de ma nièce", a estimé Vincent L. Le téléphone portable de la victime, placé sous scellés le jour du décès, a été "analysé quinze mois après, à la demande de mon avocat", a-t-il  poursuivi. Pour sa défense, le propriétaire de Curtis a assuré ne pas se rappeler avoir écrit ce SMS, "il dit qu'il ne sait plus", regrette l'oncle d'Elisa.

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