1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Affaire Elisa Pilarski : ce que l'on sait de Curtis, le chien accusé de sa mort
2 min de lecture

Affaire Elisa Pilarski : ce que l'on sait de Curtis, le chien accusé de sa mort

ÉCLAIRAGE - Des analyses vétérinaires font de Curtis, le chien du compagnon d'Elisa Pilarski, le seul responsable de la mort de la jeune femme le 16 novembre.

Elisa Pilarski et le chien de son compagnon, Curtis.
Elisa Pilarski et le chien de son compagnon, Curtis.
Crédit : Capture d'écran Facebook
Paul Turban & AFP

Que s'est-il passé le 16 novembre 2019, en forêt de Retz (Aisne), pour qu'Elisa Pilarski, 29 ans, meurt d'une "hémorragie consécutive à plusieurs morsures" ? Selon les divers avocats saisis de l'affaire, deux experts vétérinaires mandatés par la justice ont récemment conclu que le chien qu'Elisa Pilarski promenait, Curtis, appartenant à son compagnon, est "l'unique auteur des morsures ayant causé le décès"

Ce rapport a été rendu public par la Société de vénerie le Rallye La Passion, qui organisait une chasse à courre dans la forêt où Elisa Pilarski a été retrouvée morte. Aussi, l'avocat de Christophe Ellul, le compagnon d'Elisa, estime que ce rapport est "un réquisitoire". Des analyses ADN sont encore attendues pour compléter le dossier, réalisées sur les cinq American Staffordshire d'Elisa Pilarski et de son compagnon Christophe Ellul, et 62 autres de l'association le Rallye La Passion. 

"Rien ne peut arrêter ce chien, importé illégalement, quand il commence à mordre", commente de son côté Guillaume Demarcq, avocat du maître d'équipage de la Société de vénerie. L'avocate d'Elisa Pilarski a rappelé que le couple "se connaissait depuis peu de temps, elle n'était pas là quand il a dressé Curtis, n'a jamais vécu avec ce chien et n'avait jusqu'alors pas eu l'occasion d'être seule avec lui".  

Un chien méchant ?

Christophe Ellul s'est ému à plusieurs reprises du sort de son chien placé sous main de justice depuis près d'un an, tandis que des opposants de la chasse à courre ont rapidement accusé les veneurs. Ces derniers rappellent que "jamais aucun accident corporel humain n'a été relevé" impliquant des chiens de chasse à courre et insistent sur la dangerosité de Curtis.  

À lire aussi

Le parquet de Soissons avait rendu compte en début d'année de "deux incidents de comportement" de la part du chien après le drame. "Deux personnes ont été saisies par les vêtements pendant l'analyse comportementale tandis qu'une autre personne a été mordue dans la fourrière où le chien est gardé", avait indiqué le parquet. 

Selon le JDD et BFMTV, qui ont révélé les rapports de l'enquête, le dressage de Curtis aurait non seulement été bâclé, mais de plus, il aurait été dressé "au mordant", c'est-à-dire qu'il serait prêt à mordre de manière systématique. Cette méthode est interdite en France et jugée maltraitante pour les animaux

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/