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Affaire Grégory : la garde à vue de Murielle Bolle annulée, et maintenant ?

ÉCLAIRAGE - Trois décennies après la mort de Grégory Villemin, la justice a annulé ce jeudi la garde à vue de Murielle Bolle, mais pas ses accusations contre son beau-frère Bernard Laroche.

Murielle Bolle au procès de Jean-Marie Villemin le 3 novembre 1993
Murielle Bolle au procès de Jean-Marie Villemin le 3 novembre 1993
Crédit : Gerard CERLES / AFP
Cindy Hubert
Journaliste

Près de 36 ans après la mort du petit Grégory, dont le meurtre reste une des plus retentissantes énigmes judiciaires en France, la cour d'appel de Paris vient d'annuler la garde à vue de Muriel Bolle. 

Début novembre 1984, l’adolescente âgée de 15 ans, avait accusé formellement son beau-frère, Bernard Laroche, d'avoir enlevé Grégory le 16 octobre 1984, avant de se rétracter. Depuis, elle n'a cessé de clamer l'innocence de Bernard Laroche, qui sera abattu par le père Grégory, Jean-Marie Villemin, en 1985. 

En février 2019, la Cour de cassation avait ouvert la voie à cette annulation, estimant que cette garde à vue avait été "effectuée en application des dispositions déclarées inconstitutionnelles", et que ses droits fondamentaux de mineure n’avaient pas été respectés.

Toutefois, la justice a décidé ce jeudi 16 janvier, de retirer qu’une seule pièce du puzzle : toute son audition devant les gendarmes. 

L'accusation ne disparaît pas tout à fait du dossier

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À l’époque, Murielle Bolle avait commencé à parler avant même que sa garde à vue ne soit formellement notifiée. Elle avait déjà désigné Bernard Laroche, et l’avait également répété devant le juge d'instruction Jean-Michel Lambert. Ces deux conversations, avant et après sa garde à vue, vont donc rester au dossier

La justice va devoir tout de même se lancer dans un examen chirurgical afin de purger ce dossier monstre de toutes les pièces qui font référence à cette garde à vue. La liste n'a pas encore été détaillée, elle sera communiquée rapidement aux avocats. Mais plusieurs dizaines de procès-verbaux pourraient être supprimés. Le juge d'instruction qui enquête toujours sur cette affaire à Dijon va donc devoir faire comme si ces pièces n'avaient jamais existé

Mais la décision de la Cour d'appel de Paris, si elle reste importante, n'aide pas à apporter des éléments nouveaux dans l'affaire. "'Je pense qu'un jour, si la vérité sort, elle sortira par des traces qui ne sont pas dans le dossier aujourd'hui", affirme le spécialiste police-justice de RTL Jean-Alphonse Richard. 

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