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WikiLeaks : que va-t-il se passer pour Julian Assange après la demande d'extradition ?

Le 20 avril dernier, la justice britannique a autorisé l'extradition de Julian Assange vers les États-Unis, 12 ans après le début de l'affaire WikiLeaks.

Julian Assange, le porte-parole de WikiLeaks
Julian Assange, le porte-parole de WikiLeaks
Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
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Capucine Trollion
Capucine Trollion

Son nom est revenu partout dans l’actualité ces derniers jours : Julian Assange. Son extradition vers les États-Unis a été autorisée par la justice britannique le 20 avril dernier, 12 ans après l'éclatement de l'affaire WikiLeaks. 

Cela fait 3 ans que Julian Assange est incarcéré à la prison de Haute Sécurité de Belmarsh à Londres. "Il a été extradé de l'ambassade d'Équateur le 11 avril 2019 (après des accusations de viol en Suède et la demande d'extradition des États-Unis, ndlr) . Il a été placé en détention à la prison de Belmarsh où sont ordinairement incarcérés les détenus, les prévenus dans les affaires de terrorisme", explique Olivier Tesquet, journaliste à Télérama (spécialiste des questions numériques), et auteur du livre Dans la tête de Julian Assange. 

Que va-t-il se passer ensuite pour lui ? "Il a encore la possibilité de déposer des recours sachant qu'il y a eu à un moment une petite éclaircie dans un ciel très nuageux quand, en première instance, la justice britannique a refusé son extradition sur des motifs de santé parce que la juge craignait pour sa vie et qu'il se suicide", détaille Olivier Tesquet au micro de Jour J.

Les garanties apportées par les États-Unis

"Et puis finalement, les États-Unis ont apporté un certain nombre de garanties : le fait qu'il ne serait pas incarcéré dans une prison qu'on appelle 'super max', donc de très haute sécurité, qu'il ne serait pas soumis à des mesures de sécurité spéciale qui sont des mesures qui ont été mises en place après le 11 septembre, contre les détenus touristes", ajoute-t-il. 

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"Et ces garanties ont notamment suffi à la justice britannique puisqu'en deuxième instance, elle a décidé qu'on pouvait procéder à cette extradition. Et là, à l'heure où l'on parle, il reste quelques semaines, jusqu'à la mi-mai à peu près pour que Priti Patel, la ministre de l'Intérieur britannique, signe l'ordonnance d'extradition", résume l'auteur Dans la tête de Julian Assange.

Si Priti Patel signe cette ordonnance, Julian Assange sera aux mains des États-Unis, il risque 175 ans de prison. On avait évoqué la peine de mort, "mais ce n'est plus sur la table, ça fait partie des garanties apportées après 175 ans de prison, tout à chacun est à même de mesurer ce que ça peut faire (...) c'est 18 chefs d'accusation, ça fait beaucoup pour quelqu'un qui a un état de santé un peu compliqué", rappelle Olivier Tesquet.

Il mourra avec ses idées

Olivier Tesquet

Julian Assange est "un homme affaibli par la détention, qui vit dans des conditions extrêmement difficiles", "il ne peut pas se défendre de manière très équitable, c'est-à-dire que l'accès à ses avocats est extrêmement compliqué, on lui a passé un ordinateur mais sur lequel il n'y a qu'un bête traitement de texte", décrit-il.

Il s'est marié en mars dernier à Stella Moris, son ancienne avocate. Ils ont eu deux enfants pendant sa détention. "Aujourd'hui, cela reste de l'avis de ses avocats, des médecins qui l'ont auscultés et des rares personnes qui ont pu le voir, il est quelqu'un qui ne va pas bien", assure Olivier Tesquet. 

"Je pense qu'il mourra avec ses idées. Qu'il meure demain ou dans 30, 40 ans, il mourra avec ses idées parce que c'est quelqu'un d'assez profondément radical, d'obstiné et effectivement on voit bien qu'il ne fait aucun compromis à aucun niveau. Il aurait pu trouver un compromis, lisser son image, il n'a pas souhaité de le faire. Il est toujours resté à cet assemblage idéologique un peu déroutant qui est le sien et je pense qu'il l'emportera avec lui", conclut Olivier Tesquet. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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