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Thanksgiving : Trump gracie la dinde "Maïs", pour la dernière fois de son mandat

La dinde Corn (Maïs) a été sauvée par Donald Trump lors de la traditionnelle grâce présidentielle avant la fête de Thanksgiving.

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Thanksgiving : Trump gracie la dinde "Maïs", pour la dernière fois de son mandat Crédit Image : MANDEL NGAN / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Lionel Gendron édité par William Vuillez

Comme chaque année avant Thanksgiving, le président doit gracier une dinde. Mais cette sortie présidentielle était attendue cette année et Donald Trump a fait passer des messages. Déjà, les internautes s'en amusaient beaucoup sur les réseaux sociaux : "Pauvre Dinde, ce n’est pas la bonne année, Donald Trump est de mauvaise humeur, elle va passer à la casserole". Non bien sûr, le président a respecté la tradition.

Dans son discours, il a rappelé que le premier pardon présidentiel datait d'Abraham Lincoln. Son fils lui aurait demandé d’épargner la dinde prévue pour le dîner de Thanksgiving, mais c’est George HW Bush père qui a décidé d’en faire une cérémonie traditionnelle à la Maison Blanche. Depuis, tous ses successeurs maintiennent cette cérémonie.

La fiche signalétique de l’héroïne du jour est sur le site de la Maison-Blanche : Corn (Maïs) est née le 2 juillet, elle était en concurrence avec Cob (Epi). Rassurez-vous, Cob a aussi été graciée. C’est en fait une doublure si la gagnante tombait malade. Corn pèse 19 kilos et d'après une étude de personnalité assez poussée, on apprend que son trait de caractère principal, c’est d’être bavarde. Son sport favori : le football universitaire et son passe-temps préféré : chasser les orages.

Des messages plein d'humour

Elle va retourner dans sa ferme de l’Iowa. C’est une affaire sérieuse, elle a été sélectionnée par le président de la fédération nationale des éleveurs de dinde. Les défenseurs des animaux rappellent aussi que les dindes sont tellement gavées avant les fêtes que près de 10% en meurent. C’est parfois l’occasion de faire passer des messages avec humour. Ça a été le cas pour Donald Trump

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Si on remonte à novembre 2017, sa première grâce, Trump avait rappelé qu’il est très actif pour annuler certains décrets adoptés par son prédécesseur, en l’occurrence Barack Obama.
"J'ai toutefois été informé par le conseil de la Maison Blanche que les grâces de Tater et Tot ne peuvent en aucune circonstance être annulées", disait-il à propos des dindes graciées par Barack Obama. "Tater et Tot, vous pouvez donc être tranquilles", s’était amusé Donald Trump. 

Encore plus savoureuse : sa grâce de 2018. Carotte avait gagné. Trump avait dit : "Peas a gagné grâce à une élection juste et transparente (...) Malheureusement, Carrot a refusé de reconnaître sa défaite et a redemandé un décompte des voix". Assez savoureux à la vue du contexte électoral américain

Maintenir l'"America first"

Cette année justement, tous les mots de Donald Trump ont été bien sûr décryptés. Il a commencé son discours en se félicitant du record boursier du jour : le Dow Jones a passé  30.000 points, sans doute une réaction au début du processus de transition. Donald Trump avait fait une apparition éclair en salle de presse dans la journée pour parler de ce record : il est resté exactement 65 secondes.

Dans son discours à la Maison Blanche, il a rappelé que "l’Amérique d’abord" (America first), était un concept qu’il fallait maintenir. Un message notamment à James Mattis, son ancien secrétaire à la Défense qui était l’un des signataires d'un article estimant que le concept de "l'Amérique d'abord" de l’administration Trump mettait en danger la sécurité nationale.

Donald Trump n’a pas répondu aux questions. Un journaliste lui a demandé s’il allait s’auto pardonner car le président pourrait se retrouver face à la justice dans plusieurs affaires concernant ses finances ou des accusations d’agression sexuelle. Il pourrait aussi gracier des proches avant de quitter la Maison Blanche ? Il est parti sans répondre à la question.

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