2 min de lecture Russie

Terrorisme : Macron appelle Poutine à "un renforcement" de la coopération franco-russe

VU DANS LA PRESSE - Emmanuel Macron a demandé au chef du Kremlin "un renforcement" de la coopération entre la France et la Russie dans la lutte contre "le terrorisme et l’immigration clandestine", cinq jours après l’attentat contre l’enseignant Samuel Paty.

Le président Emmanuel Macron et le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence le 29 mai 2017
Le président Emmanuel Macron et le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence le 29 mai 2017 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Après l’attentat contre l’enseignant Samuel Paty, tué par un homme russe d’origine tchétchène vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine, le président Emmanuel Macron a plaidé devant son homologue Vladimir Poutine pour "un renforcement" de la coopération entre leur pays. Objectif : lutter plus efficacement contre "le terrorisme et l’immigration clandestine". 

D’après un communiqué de l’Élysée, le chef d’État "s'est entretenu avec le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine". Il a "souhaité un renforcement de la coopération franco-russe en matière de lutte contre le terrorisme et d'immigration clandestine", explique le document. 

"Dans ce contexte, les deux parties ont réaffirmé leur intérêt mutuel à intensifier les efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme et la propagation de l'idéologie extrémiste", ont indiqué de leurs côtés les autorités russes. Elles ont par ailleurs précisé que le chef du Kremlin avait "adressé ses condoléances" et dénoncé un "meurtre barbare", détaille-t-on dans les colonnes de Ouest-France.

Ce crime n'a rien à voir avec la Russie

L'ambassade citée par l'agence Tass, samedi 17 octobre
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Toutefois, Moscou a d’ores et déjà rappelé que cet attentat "n’a rien à voir avec la Russie". De fait, le gouvernement russe a souligné samedi que le terroriste présumé, Abdoullakh Anzorov, avait immigré en France avec sa famille à l’âge de six ans. Son statut de réfugié avait automatiquement provoqué la déchéance de sa nationalité russe, rapporte le quotidien le Figaro

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Abdoullakh Anzorov, l'assaillant tchétchène de 18 ans accusé d'avoir décapité Samuel Paty, "n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008", avait relevé l’ambassade russe à Paris. "Ce crime n'a rien à voir avec la Russie" puisque Abdoullakh Anzorov "vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française".

Du côté de la Tchétchénie, le chef d'État Ramzan Kadyrov avait souligné quant à lui que le terroriste n'avait visité la Tchétchénie qu’une seule fois à l’âge de deux ans. Il a rappelé samedi qu’il condamnait l’attentat et a adressé ses condoléances aux proches de Samuel Paty, en appelant la France à ne pas "provoquer" les musulmans

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