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Soldat français tués au Mali : Al-Qaïda au Sahel revendique la deuxième attaque

Comme lors de l'attaque du 28 décembre dans laquelle trois soldats français ont perdu la vie, la branche d'Al-Qaïda au Sahel a également revendiqué le meurtre du Sergent Yvonne Huynh et du brigadier Loïc Risser, décédés le 2 janvier au Mali.

Les soldats français Yvonne Huynh et Loïc Risser, tués au Sahel le 3 janvier 2020.
Les soldats français Yvonne Huynh et Loïc Risser, tués au Sahel le 3 janvier 2020. Crédit : AFP / SIRPA
Marie Gingault
Marie Gingault et AFP

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats français samedi 2 janvier au Mali. La seconde en l'espace de six jours.

Le GSIM (ou Jnim selon l'acronyme arabe), qui dénonce notamment le passé colonial français, confirme avoir "fait exploser un engin explosif", lors du passage du véhicule de deux soldats de l'opération antijihadiste Barkhane. Cette nouvelle attaque envers des soldats français porte "le bilan total à 5 morts en moins d'une semaine", souligne le communiqué publié sur la plate-forme de propagande Al-Zallaqa. Ce dernier a été authentifié par le centre américain de surveillance des sites jihadistes SITE.

Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, tous deux issus du 2e régiment de hussards d'Haguenau, près de Strasbourg, ont été tués dans la région de Ménaka, dans le nord-est du pays. Le 28 décembre, trois autres soldats français avaient été tués dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso lors d'une mission d'escorte.

Plus de 5.000 soldats français engagés au Sahel

Au total, depuis 2013, ce sont 51 soldats français qui ont perdu la vie au Sahel dans les opérations Serval puis Barkhane. En revanche, le GSIM clame son innocence dans l'attaque de deux villages de l'ouest du Niger près de la frontière avec le Mali et le Burkina Faso. Survenue samedi 2 janvier, celle-ci a causé la mort de 100 personnes. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière commise par des jihadistes contre des civils au Sahel.

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"Cette attaque, quels qu'en soient les auteurs, n'est pas différente des massacres de l'occupant français et de ses milices criminelles", a estimé le GSIM, qui affirme que son "jihad" (guerre sainte) n'est pas tourné contre son peuple. Le groupe jihadiste promet des représailles à court ou à long terme. Cette promesse est en réalité une allusion implicite à son grand rival dans la région : le groupe État islamique au grand Sahara (EIGS). Depuis plusieurs mois, les combats sont très violents entre les deux groupes rivaux. 

En 2020, la France a envoyé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à quelque 5.100 soldats. Depuis les deux récentes attaques, l'hexagone examine l'évolution de cet engagement. Fin novembre, le commandant de Barkhane, Marc Conruyt, avait désigné devant les députés français le GSIM comme étant l'"ennemi le plus dangereux" au Sahel. En 2019 c'était son rival l'EIGS qui avait été désigné comme ennemi numéro un dans la région.

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