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Royaume-Uni : Boris Johnson, la fin de trois années tumultueuses au pouvoir

ÉCLAIRAGE - Arrivé au pouvoir à l'été 2019, Boris Johnson est à la tête du gouvernement britannique depuis trois ans. Discrédité par les scandales, il aura finalement été poussé vers la sortie par son propre camp.

24 juillet 2019 : le conservateur Boris Johnson, partisan d'un Brexit au 31 octobre avec ou sans accord, remplace Theresa May, démissionnaire.
24 juillet 2019 : le conservateur Boris Johnson, partisan d'un Brexit au 31 octobre avec ou sans accord, remplace Theresa May, démissionnaire.
Crédit : Stefan Rousseau / POOL / AFP
Thomas Pierre

La fin de l'ère BoJo. Arrivé triomphant au pouvoir à l'été 2019, les trois années au pouvoir du conservateur Boris Johnson resteront incontestablement associées au Brexit et à la crise du Covid. Mais pas uniquement. Discrédité par les scandales, affaibli par une série de démissions sans précédent, celui qui a toujours refusé de démissionner aura finalement fait un premier pas vers la sortie ce jeudi 7 juillet

"C'est clairement la volonté du parti conservateur qu'il y ait un nouveau leader et donc un nouveau Premier ministre", a-t-il déclaré devant Downing Street, se disant "triste d'abandonner le meilleur travail au monde". La pression de son camp et les appels au départ du turbulent chef du gouvernement étaient devenus trop forts après un mandat durablement marqué par son leadership sulfureux, et des polémiques à la chaîne. 

Élu à la tête du parti conservateur le 23 juillet 2019, en promettant une sortie rapide de l'Union européenne, et après une victoire écrasante, le champion des pro-Brexit est nommé Premier ministre par la reine Elizabeth II. Ultra-populaire, Boris Johnson remporte cinq mois plus tard une majorité historique à la Chambre des Communes à l'issue d'élections législatives anticipées.

L'homme du Brexit face au Covid

Trois ans et demi après le référendum, les députés approuvent son accord sur le Brexit et le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni sort de l'Union européenne. L'homme du Brexit doit alors aussitôt affronter une nouvelle crise, sanitaire cette fois. Politiquement, mais aussi personnellement. Le Premier ministre annonce le 27 mars qu'il a été testé positif au nouveau coronavirus. Le 5 avril, il est hospitalisé et est transféré le lendemain en soins intensifs. Il y restera trois jours. 

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Un an plus tard, Boris Johnson est confronté à ses premiers scandales. Le chef de file conservateur est critiqué pour sa gestion de la pandémie, accusé notamment d'avoir tardé à réagir. Parallèlement, Boris Johnson se débat déjà avec une affaire de lobbying éclaboussant certains membres de son gouvernement et une polémique au sujet du financement coûteux de la rénovation de son appartement de fonction. 

Le "Partygate"

Début décembre 2021, les révélations s'accumulent sur plusieurs fêtes illégales organisées au cœur du pouvoir lors des confinements. Les Britanniques dénoncent un deux poids deux mesures, le Premier ministre venant d'annoncer un durcissement des restrictions. La liste des fêtes s'allonge dans les semaines qui suivent et des enquêtes sont ouvertes.

Le 12 avril 2022, Boris Johnson annonce avoir reçu une amende de la police pour avoir enfreint la loi, du jamais vu pour un Premier ministre en exercice , en participant à un pot surprise pour son anniversaire en juin 2020 à Downing Street. Ses explications varient, mais il assure au Parlement qu'il n'a pas enfreint les règles.

De la fronde aux scandales sexuels

Le scandale fait plonger la popularité du Premier ministre et les Britanniques, étranglés par l'inflation, le font savoir en lui imposant un revers lors d'élections locales le 5 mai. Boris Johnson survit le 6 juin à un vote de défiance des députés de son Parti conservateur provoqué par des frondeurs excédés par le "partygate". Plus de 40% des députés indiquent ne plus avoir confiance dans le Premier ministre, reflétant l'ampleur du malaise.

Au "partygate" s'ajoute alors une série embarrassante de scandales sexuels chez les conservateurs, avec notamment un député soupçonné de viol arrêté puis libéré sous caution mi-mai et un ancien parlementaire condamné en mai à 18 mois de prison pour l'agression sexuelle d'un adolescent. 

Démissions en cascade

Le 5 juillet, Boris Johnson s'excuse et reconnait une "erreur" en ayant nommé en février dans son gouvernement Chris Pincher, chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs, alors qu'il avait été mis au courant d'accusations à caractère sexuel le visant.

Le même jour, lassés des scandales, deux ministres de haut rang quittent le gouvernement. Ils sont suivis quelques heures plus tard par une avalanche de démissions au sein du gouvernement. Le 7 juillet, près de 60 membres du gouvernement ont démissionné. 

Aculé, Boris Johnson démissionne à son tour de la tête du parti conservateur, première étape à sa sortie progressive de Downing Street, après trois années tumultueuses au pouvoir. 

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