1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Royaume-Uni : Boris Johnson poussé vers la sortie par le "party gate"
3 min de lecture

Royaume-Uni : Boris Johnson poussé vers la sortie par le "party gate"

Selon la BBC, Boris Johnson va présenter sa démission de la tête du parti conservateur ce jeudi 7 juillet. Le Kremlin a réagi, espérant que des "gens plus professionnels" arriveront au pouvoir au Royaume-Uni.

Boris Johnson, le 6 juillet 2022
Boris Johnson, le 6 juillet 2022
Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP

C'était inexorable. Confronté à une "mutinerie" au sein de son gouvernement et du parti conservateur, le Premier ministre britannique Boris Johnson s'accrochait au pouvoir après une avalanche de départs du cabinet et des appels toujours plus nombreux à la démission. Selon les informations de la BBC, le Premier ministre britannique va bien démissionner ce jeudi de la tête du parti conservateur. Selon Downing Street, il fera une déclaration au pays dans la journée.

Selon le média britannique, Boris Johnson remettra sa démission officielle plus tard ce jeudi, mais il pourrait rester Premier ministre jusqu'à l'automne, le temps qu'un nouveau leader soit élu parmi les conservateurs. La BBC annonce cependant que Dominic Raab, vice-premier ministre, devrait devenir Premier ministre par intérim, citant Nus Ghani, vice-président du comité conservateur de 1922.

Au total, au moins 53 départs ont été annoncés au sein du gouvernement depuis mardi, dont cinq ministres, un exode d'une rapidité sans précédent dans l'histoire politique britannique. Certains estiment, comme le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis, que le gouvernement a atteint "un point de non retour". Englué dans des scandales répétés, accusé de mensonges répétés, Boris Johnson avait jusqu'ici balayé les appels à la démission venant y compris de ses fidèles. Selon des médias britanniques, plusieurs ministres de premier plan lui ont demandé de démissionner tant la situation est devenue intenable. 

La lente chute de Boris Johnson

Boris Johnson, formidable machine à gagner pendant la tempête du Brexit en 2019, était devenu pour les conservateurs une machine à perdre, après plusieurs revers lors d'élections locales et législatives partielles.

À écouter aussi

Sa cote de popularité était passée de 66% d'opinions favorables en avril 2020 à 23% fin juin (baromètre YouGov). Et entre 69% et 72% des Britanniques souhaitaient sa démission, selon deux sondages cette semaine. Mais ce voltigeur de la politique à l'aplomb phénoménal, pour lequel mentir n'a jamais été un problème, s'y refusait obstinément.

Chevelure paille désordonnée, énergie communicative et brouillonne, il défendait son bilan, le chômage au plus bas, la campagne efficace de vaccinations contre le Covid et son soutien résolu au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Mais sur tous les sujets intérieurs, inflation, immigration, impôts, logement, économie, santé, transports, Brexit, éducation, criminalité, environnement... une majorité des Britanniques pensaient que son gouvernement faisait du mauvais travail selon un récent sondage YouGov.

Une "bonne nouvelle" pour l'opposition

Le mécontentement couvait depuis des mois, nourri notamment par le scandale des fêtes illégales à Downing Street pendant le confinement anti-Covid, alors que les Britanniques devaient respecter des règles très strictes. Boris Johnson, connu pour ne pas être à un mensonge près, avait varié dans ses explications, provoquant frustration puis colère des élus conservateurs, dans un pays confronté à une inflation record de 9% et à des mouvements sociaux. Sa cote de popularité avait plongé, et près de 70% des Britanniques souhaitent désormais son départ, selon deux sondages cette semaine. 

Le chef de l'opposition britannique, le travailliste Keir Starmer, a qualifié de "bonne nouvelle" la perspective du départ de Boris Johnson, appelant à un "vrai changement de gouvernement". "Nous n'avons pas besoin d'un changement à la tête des Tories. Nous avons besoin d'un vrai changement de gouvernement", a souligné Keir Starmer dans un communiqué.

De son côté, le Kremlin a dit espérer l'arrivée au pouvoir au Royaume-Uni de "gens plus professionnels". "Nous espérons, qu'un jour, des gens plus professionnels et en mesure de prendre des décisions à travers le dialogue arriveront au pouvoir en Grande-Bretagne", a jugé le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

Qui pour le remplacer ?

Si des noms sont évoqués, aucun favori ne se dégage pour remplacer Boris Johnson. On peu noter entre autres Rishi Sunak, le Chancelier de l'Échiquier, premier hindou à ce poste, Sajid Javid, le ministre de la Santé qui a, lui aussi, quitté le gouvernement mardi ou encore Ben Wallace, ministre de la Défense, perçu par les Tories comme une figure franche et compétente.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/