En Direct
2 min de lecture
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, lors de la cérémonie d'ouverture de l'année judiciaire au siège de la Cour suprême de justice à Caracas le 30 janvier 2026.
Crédit : Efrain Gonzalez / Venezuelan Presidency / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Infos »
La présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez a annoncé vendredi 30 janvier une amnistie générale et la fermeture de l'Hélicoïde, redoutée prison politique de Caracas, moins d'un mois après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine.
"Nous avons décidé de promouvoir une loi d'amnistie générale couvrant toute la période de violence politique de 1999 à aujourd'hui", a lancé Delcy Rodriguez lors d'une déclaration devant la Cour suprême de justice (TSJ), précisant que la loi sera présentée à l'Assemblée nationale. "Qu'il s'agisse d'une loi qui serve à réparer les blessures laissées par la confrontation politique, nourrie par la violence et l'extrémisme. Qui permette de remettre la justice sur les rails dans notre pays et de réorienter la coexistence entre les Vénézuéliennes et les Vénézuéliens", a-t-elle dit.
La présidente a aussi promis la fermeture de la redoutée prison de l'Hélicoïde à Caracas, accusée d'être un centre de torture par l'opposition et des militants des droits humains : "Nous avons décidé que les installations de l'Hélicoïde, qui servent aujourd'hui de centre de détention, deviennent un centre social, sportif, culturel et commercial pour la famille policière et pour les communautés voisines".
Elle va aussi organiser "une grande consultation nationale pour un nouveau système judiciaire", ONG et opposition accusant l'actuel d'être corrompu et inféodé au pouvoir.
Les personnages les plus puissants de l'Etat, le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello, le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez, le ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez et le procureur général de la République Tarek William Saab, assistaient à la cérémonie.
La prix Nobel de la paix et cheffe de l'opposition vénézuélienne Maria Corina Machado a estimé après ce discours que l'amnistie générale annoncée était le fruit de la "pression" américaine, après la capture du président Nicolas Maduro le 3 janvier. "Ce n'est pas un geste volontaire du régime, mais la réponse à la pression du gouvernement des Etats-Unis. Et j'espère que les prisonniers pourront bientôt être avec leur famille", a-t-elle commenté sur les réseaux sociaux depuis la Colombie voisine.
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte