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Quelle "autonomie stratégique" pour la France ? L'Assemblée nationale et le Sénat se penchent sur les velléités de Donald Trump à l'égard du Groenland et du Venezuela

Le Parlement français se prépare à un débat sur la politique étrangère du pays, avec un focus sur les récentes tensions internationales. Les actions américaines au Venezuela et les menaces de Donald Trump concernant le Groenland et les surtaxes douanières seront au cœur des discussions.

L'Assemblée nationale lors du vote du budget de la Sécu le 9 décembre 2025

Crédit : AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Le gouvernement organise, lundi 19 janvier, un débat sans vote au Parlement pour discuter du rôle de la France dans les crises internationales. Ce débat, qui se tiendra à l'Assemblée nationale à 17h00 et au Sénat à 21h30, permettra aux parlementaires de questionner le gouvernement sur sa politique étrangère, notamment concernant les récentes actions américaines au Venezuela.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souligné l'importance de ce débat pour réfléchir à l'autonomie stratégique de la France. Il a évoqué la nécessité de comprendre pourquoi la réaction européenne face aux crises internationales n'a pas été à la hauteur des attentes, notamment après l'opération militaire américaine au Venezuela.

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé son intention d'inscrire à l'ordre du jour du "G7 parlementaire" la question de l'autorisation parlementaire pour les opérations militaires extérieures, soulignant l'importance d'un contrôle parlementaire sur ces décisions. "On ne peut pas laisser simplement nos dirigeants décider de l'engagement de nos forces et de l'engagement de pays sans qu'il y ait un regard parlementaire", a-t-elle dit sur RTL, M6 et Public Sénat.

Réfléchir à une riposte contre Donald Trump

Les velléités du président américain Donald Trump vis-à-vis du Groenland et ses menaces de surtaxes douanières contre plusieurs pays européens, dont la France, seront également abordées. La classe politique française a unanimement condamné ces annonces, et le débat parlementaire sera l'occasion d'examiner les ripostes possibles.

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Le président Emmanuel Macron avait fait savoir qu'il comptait demander l'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE en cas de nouveaux droits de douane américains. Cet outil, "arme nucléaire économique" selon les termes de l'eurodéputée Valérie Hayer, vise à répondre à un pays tiers qui utiliserait des armes commerciales dans le but d'interférer "dans les choix souverains légitimes de l'UE ou d'un État membre". Il permet en particulier de limiter les importations provenant d'un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

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