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"Une tache qui ne s'était jamais produite dans notre histoire" : l'attaque des États-Unis au Venezuela pour capturer Nicolas Maduro a fait 100 morts, selon Caracas

L'attaque au cours de laquelle les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro à Caracas a fait "jusqu'à présent" 100 morts et une centaine de blessés, selon le ministre vénézuélien de l'Intérieur.

Une explosion à Caracas, le 3 janvier 2026

Crédit : STR / AFP

Avec AFP-Relaxnews - édité par Gabriel Joly

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L'attaque au cours de laquelle les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro à Caracas a fait 100 morts, a annoncé mercredi 7 janvier le ministre vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello, selon qui le président vénézuélien déchu et son épouse ont été blessés pendant l'opération. "Jusqu'à présent et je dis bien jusqu'à présent, il y a 100 morts, 100, et un nombre similaire de blessés. L'attaque contre notre pays a été terrible", a-t-il affirmé lors de son émission hebdomadaire à la télévision publique.

"Cilia [Flores, l'épouse de Maduro] a été blessée à la tête et a reçu un coup au corps. Le camarade Nicolas [Maduro] a été blessé à une jambe. Heureusement, ils se remettent de leurs blessures", a ajouté Diosdado Cabello.

Les forces armées vénézuéliennes ont diffusé mercredi de nombreuses vidéos des funérailles des militaires tués, montrant des dizaines de proches en larmes, des cercueils recouverts de drapeaux vénézuéliens, et des discours louant "le courage, la bravoure, l'honneur et la loyauté" des militaires décédés. Alors qu'il n'existait pas de bilan officiel, l'AFP avait établi recensé au moins un civil, un milicien, 23 militaires vénézuéliens et 32 cubains tués.

"Une tache qui ne s'était jamais produite dans notre histoire"

Peu auparavant, lors d'une cérémonie officielle, la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez avait affirmé qu'il "y a une tache qui ne s'était jamais produite dans notre histoire" dans les relations entre le Venezuela et les États-Unis. Investie lundi devant l'Assemblée nationale, elle avait décrété sept jours de deuil en hommage aux victimes.

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Delcy Rodriguez a toutefois précisé que l'échange commercial avec les États-Unis "n'a rien d'extraordinaire ni d'irrégulier", après que la compagnie pétrolière d'État PDVSA a annoncé une négociation pour vendre du brut à Washington. Le président américain a assuré que les responsables vénézuéliens par intérim allaient remettre aux États-Unis "entre 30 et 50 millions de barils de pétrole", l'équivalent d'un à deux mois de production du pays latino-américain.

Mercredi, son gouvernement a assuré que cette transaction s'inscrivait dans le cadre d'un "accord historique" avec Caracas, qui ne s'arrêtera pas aux millions de barils qu'il a évoqués. Donald Trump a ensuite affirmé sur son réseau social que la part que recevra le Venezuela "servira UNIQUEMENT à acheter des produits américains", notamment des produits agricoles et des médicaments.

Dans son discours mercredi soir, Delcy Rodriguez a elle précisé : "Nos mains sont tendues vers tous les pays du monde, pour des relations, pour une coopération économique, commerciale et énergétique". Donald Trump a imposé des sanctions sur le pétrole vénézuélien pendant son premier mandat, créant une forme d'embargo que des acheteurs parviennent à contourner via l'usage de flottes dites "fantômes".

Washington se dit prêt à lever ces sanctions "de manière sélective" pour pouvoir commercialiser le pétrole vénézuélien sur le marché traditionnel. 

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