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Présidentielle américaine : Trump fait tout pour compliquer l'arrivée de Biden au pouvoir

Même s’il ne reconnait toujours pas sa défaite, le président Trump cherche à mettre des bâtons dans les roues de son successeur.

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Présidentielle américaine : Trump fait tout pour compliquer l'arrivée de Biden au pouvoir Crédit Image : Brendan Smialowski / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Lionel Gendron édité par Venantia Petillault

Savez-vous comment les Américains appellent un président qui va quitter le pouvoir mais qui est toujours en poste, qui préside mais sans marge de manœuvre politique ? Cela ne date pas de Donald Trump, c’est une expression ancienne qui remonte à la colonisation anglaise. 

On l’appelle un lame duck, un canard boiteux. 

C’est-à-dire que le canard cancane, mais il boite, et ne peut pas aller bien loin. Donald Trump continue à cancaner, ou à gazouiller sur Twitter qu’il a gagné. Mais même s’il boite, il fait tout pour compliquer l’arrivée au pouvoir de Joe Biden le 20 janvier, dans 64 jours.


Voici quelques exemples de ces dernières heures. Sur l’environnement, le gouvernement Trump annonce qu’il accélère la cession de vastes terres dans une réserve naturelle intacte de l’Arctique, au nord de l’Alaska pour qu’elles soient exploitées au plus vite par des forages pétroliers. Des terres protégées depuis des décennies. Joe Biden s’oppose à ces forages, mais l’équipe Trump veut donc que cela se fasse au plus vite pour que le nouveau président ne puisse pas revenir dessus.

Autre exemple : la Maison-Blanche se prépare aussi à durcir sa politique vis à vis de Pekin, en sanctionnant les échanges avec davantage d'entreprises chinoises. Cela ne va pas simplifier la tache de Joe Biden qui va avoir besoin de renouer des liens avec Xi Xinping, notamment pour reprendre des négociations sur le climat.

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Et le troisième exemple, le New York Times révèle que la semaine dernière, les conseillers et ministres du président Trump ont dû le dissuader de lancer des frappes contre des sites nucléaires iraniens, en le prévenant que cela pourrait l’entrainer vers un conflit plus large. Le président reproche à Téhéran de ne pas respecter l’accord sur le nucléaire conclu en 2015… Qu’il n’a pourtant eu de cesse de dénoncer et dont il est sorti en 2018. Une escalade avec l’Iran empêcherait le futur président Biden de ressusciter cet accord conclu quand il était vice président.

Une stratégie également employée par Obama ?

C’est vrai que le camp Trump accuse Obama d’avoir utilisé les services de renseignement,  juste avant son départ du pouvoir, pour nourrir l’affaire russe qui a empoisonné le début de la présidence. Les républicains n’ont pas non plus digéré qu’un mois avant son départ du pouvoir, le président Obama laisse passer une résolution au Conseil de Sécurité de l’ONU qui condamnait Israël pour le peuplement des territoires occupés, sans que les États-Unis mettent leur veto.


Mais la dernière fois qu’un président, battu dans les urnes, a dû céder sa place à son rival électoral, c’était Bush père et Clinton en 1992, le sortant n’avait rien fait pour gêner son successeur, au contraire, il avait fallu envoyer des Marines en Somalie pour une intervention humanitaire d’urgence, en pleine période de transition, et Bush avait associé Clinton. Ce n’est pas l’état d’esprit de Donald Trump.

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