2 min de lecture Catastrophe naturelle

Philippines : plus de 300.000 personnes évacuées à l’approche du super-typhon Goni

Les autorités philippines ont évacué plus de 300.000 de personnes alors que le pays est balayé par le passage du super-typhon Goni. Les opérations de secours sont limitées par l'épidémie de coronavirus.

Des secouristes philippins en train d'évacuer des résidents à Buhi, le 31 octobre 2020.
Des secouristes philippins en train d'évacuer des résidents à Buhi, le 31 octobre 2020. Crédit : Philippine Coast Guard / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Alors que le super-typhon Goni s’approche des côtes philippines, plus de 300.000 habitants ont été évacués dimanche 1er novembre. Les autorités ont annoncé la fermeture de l'aéroport de Manille, la capitale. 

Considéré comme le typhon le plus puissant de cette année, Goni s’est renforcé dans les dernières heures. Passé dans la catégorie des super-typhons, avec des vents allant jusqu'à 225 km/h, Goni a frappé l'île de Catanduanes où la situation est jugée "extrêmement dangereuse". Il traversera ensuite Luzon, l'île principale du pays, où il devrait s'affaiblir "considérablement" avant d'atteindre lundi matin la Mer de Chine méridionale. 

L'agence météorologique appréhende une hausse du niveau de la mer allant jusqu'à trois mètres et des "dégâts catastrophiques dus au vent" notamment à Catanduanes. Par ailleurs, "les vents violents et les pluies diluviennes" pourraient provoquer des inondations et des glissements de terrain en masse.

Près de 316.000 personnes évacuées

D’après un porte-parole de la protection civile, Alexis Naz, près de 316.000 personnes avaient été évacuées. Elles ont été réunies notamment dans des établissements scolaires devenus vides depuis le début de l'épidémie de Covid-19. 

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Des vents "destructeurs" ont emporté les toits de deux centres d'évacuation. Les personnes réfugiées ont été déplacées au rez-de-chausssée, a indiqué sur une radio un responsable régional de la sécurité, Cedric Daep. 

Il y a une semaine, la même région était balayée par Molave : 22 personnes avaient péri et une grande zone agricole avait été inondée. "Nous nous attendons à des ondes de tempête, et nous surveillons les volcans Mayon et Taal pour d'éventuelles coulées de boue volcaniques", a déclaré à la télévision ABS-CBN Mark Timbal, porte-parole de l'agence chargée de la réponse aux catastrophes naturelles.

Des opérations de secours limitées par l’épidémie

"L'évacuation des populations menacées est rendue encore plus difficile cette année à cause du Covid-19", a expliqué le porte-parole des services de défense civile régionaux, Alexis Naz. De fait, il est possible de réunir seulement 5 personnes par salle de classe dans les écoles en raison des mesures sanitaires de lutte contre la pandémie. Des salles de sport et les centres d'évacuation gérés par le gouvernement servent également de centres d'hébergement d'urgence. 

Les Philippines sont touchées chaque année par une vingtaine de tempêtes tropicales et de typhons en moyenne. Des catastrophes naturelles responsables de la destruction de nombreuses récoltes, de maisons souvent fragiles et d'infrastructures, maintenant des populations entières dans la pauvreté permanente. 

En 2013, le pays avait enregistré le pire typhon de son histoire avec le passage de Haiyan qui avait fait plus de 7.300 victimes, notamment dans la ville centrale de Tacloban submergée par des vagues géantes.

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